De la taxation des multinationales.

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Il est de coutume en Suisse, quand on évoque les travaux de l'OCDE, de s'entendre répondre : "Ils ne sont pas prêts d'être appliqués...". C'est pourquoi on peut se permettre de mettre quinze ans pour décider du taux qu'on appliquera  aux bénéfices des sociétés qui ont leur siège. sur notre territoire. On vient d'apprendre que le 18 octobre prochain, l'OCDE proposera, lors du G20 finances à Washington., son nouveau projet : Les grandes entreprises ne paieraient plus leur impôts au siège du groupe, mais dans les pays où les biens sont exportés et vendus et où les bénéfices sont générés.

On comprend le peu d'intérêt que présentera, désormais, l'installation d'un siège social de grands groupes sur notre territoire, puisque c'est juste la part du marché intérieur qui sera taxée. Bien que de nombreuses voix aient alerté dans ce sens, Ueli Maurer semble découvrir tout d'un coup que cela risque de bouleverser notre régime fiscal et que les pertes pourraient se chiffrer en milliards de Francs. 

Sans compter l'incidence sur le marché immobilier si la place suisse ne présente plus d'attractivité particulière.

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