• Des cours de maths réservés aux filles ?

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    Une conseillère d'Etat vaudoise aurait cette idée lumineuse pour "réconcilier les filles et les mathématiques". La preuve de la bouderie : les adolescentes qui s'orientent vers des filières techniques à la sortie des classes restent en forte minorité. Déjà quand j'étais jeune courait le bruit que l'aptitude aux mathématiques faisait l'objet d'une bosse que l'on avait ou que l'on n'avait pas et nombre de mes camarades filles s'étaient rapidement décrétées plutôt littéraires par défaut.

    Par chance, j'avais un père convaincu que les mathématiques étant une création humaine, n'avaient aucune raison d'échapper à sa fille plutôt qu'à ses fils. Il ne m'a donc fait aucun cadeau dans ce domaine et, comme toujours après l'effort, vint le plaisir de savoir résoudre des équations compliquées. Même si je n'en ai pas fait ma spécialité, je reste persuadée qu'il s'agit des reines des disciplines, celles qui ne trahissent pas, "à cause de la certitude et de l'évidence de leurs raisons" comme disait Descartes. 

    Elles sont indispensables dans de nombreux domaines : physique bien sûr, mais aussi biologie, chimie, géologie, informatique, etc. On en rêve pour l'économie, mais en refusant le postulat de l'"homo oeconomicus" qui supposerait que les individus ne songent qu'à accroître leur profit, alors que nombre de leurs motivations sont bien moins rationnelles.

    Mais une fois de plus, qu'on ne commence pas par nous brandir le seul argument des "métiers du futur". Le rôle de l'école est là aussi de donner le goût des mathématiques aux élèves, à tous les élèves. Quand on aime apprendre et chercher, on est sauvé, quoi qu'il arrive. Le choix d'un métier viendra bien assez tôt.

  • Le nouvelles monnaies

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    Ces temps-ci, cela s'agite beaucoup autour des monnaies et cela fait peur à la nullité que je suis. J'ai toujours trouvé que le chapitre de la monnaie était un des plus difficiles de l'économie politique. L'édito de La Tribune nous annonce que le Libra (la nouvelle monnaie virtuelle de Facebook) risque d'échapper à la régulation et aux systèmes de lutte contre la fraude et que le pouvoir suprême des banques centrales (créer et gérer la monnaie) risquait d'être affaibli, voire annihilé. 

    Comme si celles-ci n'avaient pas renoncé depuis longtemps à ce pouvoir au profit des banques commerciales qui sucent le sang des Etats et de leurs citoyens depuis des dizaines d'années !

    On nous parle d'une "monnaie électronique intégrale remplaçant d'un clic billets, pièces et cartes de débit...". je n'aurai qu'un mot : Brrr...