15/09/2015

Transfert de bâtiments aux Ports Francs

Le Conseil d'Etat demande que soit traité en urgence son projet de loi visant à transférer à la société "Ports Francs et entrepôts de Genève SA" (dont il possède 87% du capital) les bâtiments propriété de 'Etat et dont elle est seulement locataire pour le moment. Un bail spécial l' autorisait à faire à la place du propriétaire les travaux d'entretien et d'investissement, ce qui n'est plus possible avec les normes comptables IPSAS.

Les bâtiments concernés sont estimés à 92 millions et les ports Francs n'ont pas de quoi les payer. Le projet est donc que l'Etat leur prête cet argent à long terme (90 ans) moyennant paiement d'un intérêt à 2,5% révisable tous les 10 ans. l'Etat resterait propriétaire du terrain moyennant un droit de superficie de même durée.

Il faut s'opposer vigoureusement à ce transfert. En effet, il s'agit d'un actif de 92 millions, qui n'améliorera en rien la Trésorerie de l'Etat, puisque les ports Francs n'ont pas le financement nécessaire. Les actionnaires minoritaires profiteraient d'un avantage inouï venant de l'Etat créancier. La durée du droit de superficie est inacceptable, dans un  quartier si convoité (proche du PAV) où on s'efforce au contraire de liquider les droits de superficie pour pouvoir construire des logements.

Il faut exiger que les Ports Francs paient désormais un vrai loyer, en rapport avec les investissements que fera l'Etat, ce qui est la relation normale entre un propriétaire et un locataire.

 

 

16/07/2015

Rupture du jeûne

L'art. 1 de la LCExt (Loi sur les cultes extérieurs) stipule : "Toute célébration de culte, procession ou cérémonie religieuse quelconque est interdite sur la voie publique". La Tribune de ce jour se fait l'écho d'une cérémonie de rupture du jeûne du ramadan célébrée sur la Place de la Navigation à l'instigation de Hafid Ouardiri, directeur de la fondation de l'entreconnaissance. L'ancien doyen de la cathédrale Saint-Pierre, William McComish, Président de l'association de l'appel spirituel de Genève, s'est joint. A 21h 25, une dizaine de personnes se tournent vers La Mecque pour prier comme le montre la photo publiée.

Nos autorités auraient-elles de temps en temps l'idée de faire appliquer la loi ? Si une autorisation a été donnée, elle l'a été en violation de la loi votée par les représentants du peuple. Je constate qu'on est bien plus sévère envers un automobiliste qui dépasse son temps de stationnement qu'envers des individus qui décident de violer les lois fondamentales de la République laïque.

02/07/2015

DITES MOI QUE JE REVE !!!

Je viens de recevoir une coûteuse publication d'un organisme prénommé CIC : Centre Intercantonal d'information sur les croyances !!!

J'y apprends qu'il s'agit d'une "fondation de droit privé" financée par les Cantons de Genève, Vaud, Valais et Tessin !!!

Que les charges se sont élevées en 2014 à près de CHF 300.000, dont 220.000 de salaires, financées à raison de 187.000 par le Canton de Genève !!!

Que ce centre a participé à Genève à la commission des pétitions du Grand Conseil et au groupe de travail sur la laïcité !!!

Que ses prestations sont des entretiens personnels, l'élaboration de dossiers, le recueil de témoignages... des COURS DANS LES ECOLES !!!

Le CIC exprime enfin sa gratitude aux autorités cantonales ainsi qu'à la loterie romande !!!

L'héritage des Lumières fond encore plus vite que les glaciers. Je crois qu'il est temps que je meure !!!

29/06/2015

Pourquoi les riches ciblent des paradis fiscaux.

Question posée par la Tribune du 20 juin. La réponse est simple : Parce que plus ils sont riches, plus ils sont radins. Ils ne pensent qu'ä ça et ils ont une armée de valets de planificateurs fiscaux à la disposition pour leur faire profiter de la sous-enchère indécente à laquelle se livrent les pays et les cantons de notre beau pays.

On nous cite un certain nombre de ces généreux milliardaires qui ont récemment préféré les bords de la Tamise ou le rocher monégasque aux rives du Léman. Mais sans nous parler de ceux qui sont venus les y remplacer. C'est cela le charme du secret fiscal pour les ministres cantonaux des finances. Ils peuvent choisir parmi les informations qui les arrangent.

La palme revient à Pascal Broulis qui s'alarme de la baisse des recettes fiscales liées au forfait, y-compris à cause de "ceux qui choisissent de changer de mode d'imposition". On vous signale que ceux-là vont payer beaucoup plus, tout simplement parce qu'ils sont devenus suisses, ce qui est la seule chose qui le intéressait. C'est en particulier le cas des Russes qui veulent un passeport suisse à tout prix et se seraient très bien accommodés de payer plein tarif depuis le début.

On nous sert un diagramme mélangeant des cantons suisses et des pays pour nous parler du pourcentage "maximal" de retenue. Mais celui-ci ne s'applique qu'à de très fortunés contribuables, à qui on n'a cessé de faire des cadeaux ces dernières années, augmentant la dette d'une dizaine de milliards.

Si cet article est fait pour nous préparer à une nouvelle calamité, du genre baisse de l'impôt sur la fortune, qu'on le dise franchement.

 

28/05/2015

Où sont passés les forfaitaires ?

"Le nombre de contribuables imposés au forfait a diminué en Suisse de 252 personnes entre 2012 et la fin 2014" annonce "Le Temps". "Impossible de dire ce qu'ils sont devenus. Nous ne savons pas s'ils ont quitté le Suisse ou s'ils sont passés à l'imposition ordinaire : nous n'avons pas les outils pour opérer une traçabilité, explique peter Mischler, secrétaire suppléant de la Conférence des Directeurs cantonaux des finances".

Mais de qui se moque-t-on ? Un certain nombre de contribuables anciennement imposés au forfait font désormais partie du rôle ordinaire de l'impôt dans les différents cantons et on veut  nous faire croire qu'on ne peut pas les détecter ? Je veux bien que certains fonctionnaires soient particulièrement flemmards ou abrutis, mais de là à ne pas connaitre l'alphabet...

Tout le monde sait qu'un paquet d'oligarques russes ne se sont installés chez nous qu'en vue d'obtenir la nationalité suisse et ils auraient parfaitement accepté pour cela de payer l'impôt normal depuis le début. On nous dit maintenant qu'on n'a pas les moyens de savoir s'ils sont restés ou partis ? On nous prend vraiment pour des imbéciles et le secret fiscal a des limites.

26/05/2015

Le sexisme politique

Très franchement, je ne me suis pas sentie concernée, mais presque un peu humiliée par la page de la Tribune intitulée "Les élues genevoises vivent le sexisme jour après jour". Personnellement, je ne vis rien de ce genre. Il est vrai qu'on ne m'a jamais à ma connaissance traitée de "cruche". J'ai entendu assez souvent : "agressive", "va voir en Corée du Nord", "criminelle qui veut détruire notre économie", mais "cruche", ça non jamais. De mon côté, je ne me suis jamais gênée pour "commenter le physique ou la tenue vestimentaire" de l'un ou l'autre de ces Messieurs. "A priori, un homme est jugé compétent" renchérit une de mes collègues. Je trouve qu'elle a de drôles d'a priori et suis loin de faire bénéficier tous les hommes d'un tel préjugé favorable. Et si "avoir de la poigne" est négatif, tant pis mes braves,  il faudra vous y faire. Je ne vois pas pourquoi je ne reprocherai pas à une telle d'avoir effectivement un ton de maîtresse d'école, alors que j'en ai autant au service des divers enseignants et directeurs d'école mâles qui peuplent le grand conseil et nous font perdre un temps précieux en pontifiant et répétant dix fois la même chose. Ayant eu la chance d'être élevée comme un garçon, je me suis toujours prise pour un homme et n'ai pas rencontré les faux problèmes évoqués dans cet article. En particulier, faites moi confiance pour ne pas "travailler doublement afin de gagner un respect qui n'est pas naturel". Il y a des hommes et des femmes que je respecte et que j'admire et j'espère ne pas être dupe des paresseux et des malhonnêtes qui ne font pas leur travail d'élus. J'ai dit.

24/04/2015

Pourquoi voter OUI à l'initiative fédérale sur les droits de succession ?

L'héritage est la transmission par les morts aux vivants de ce qu'ils ont acquis durant leur propre vie, éventuellement eux-mêmes par héritage. On nous présente souvent cette transmission comme "naturelle" alors que, d'un point de vue moral et politique, "hériter", 'est presque toujours recevoir ce qu'on n'a aucunement mérité. L'héritage est responsable de ce que les sociologues appellent "la reproduction sociale". il doit être considéré comme illégitime aussi bien selon le principe de droite "à chacun son mérite et son travail" que celui de gauche "à chacun selon ses besoins".

Je m'étonne que le PLR, champion de l'esprit d'entreprise et de la responsabilité individuelle, admette aussi facilement la dérogation à ses principes que représente l'héritage, par lequel la classe dominante se maintient artificiellement au pouvoir. Je pense qu'un jour viendra où nos descendants considèreront l'héritage comme on considère actuellement le droit d'aînesse ou le droit de cuissage.

L'initiative du parti Evangélique n'est donc pas révolutionnaire. Elle nous propose de taxer au taux de 20% les successions au-dessus de deux millions de Francs. C'est exempter de droits toutes les successions de la classe moyenne, maisons et entreprises familiales. On estime que 98% des successions ne seront pas touchées. Au-dessus de ce seuil et pour l'ensemble de la Suisse, on a évidemment affaire à une catégorie très fortunée de la population. On laisse tout de même aux héritiers 80% des biens du défunt, sans qu'il y ait un mérite particulier. par exemple, pour une succession de 3 millions, le montant dû serait de 200.000 Francs, soit un taux moyen de 6,66%, très bas en comparaison internationale.

On nous assène le cas des malheureux héritiers d'entreprises qui seraient obligés de les vendre pour payer les droits de succession ou alors... de rester propriétaires pendant 10 ans ! De qui se moque-t-on ? Ou bien, on n'a aucune intention de reprendre l'entreprise familiale, on la vend et on paye l'impôt dû, ou alors on décide d'en poursuivre l'exploitation et on ne paye qu'un imp^pt très réduit. les initiants proposent 5% au lieu de 20% et une franchise de 50 millions au lieu de deux. C'est le parlement qui tranchera. Quant aux exploitations agricoles, elles sont basées sur la valeur de rendement et peu d'entre elles atteignent la barre de deux millions.

La plupart des cantons prélèvent depuis toujours  un impôt sur les successions. la majorité d'entre eux en ont exempté les descendants directs, sous la pression de la concurrence fiscale. la franchise de deux millions, c'est exactement ce que Genève aurait dû proposer en 2004, au lieu de supprimer complètement les droits de succession en ligne directe, y-compris pour les multimillionnaires. il est vrai qu'on peut regrette d'empiéter sur le droit des cantons, mais quand ceux-ci se comportent de manière aussi déraisonnable, il vaut mieux qu'ils se retrouvent avec un tiers de la manne fiscale plutôt que rien du tout. on estime que les nouveaux droits rapporteront environ 3 milliards, dont les deux autres tiers iront à l'AVS. A Genève, la suppression de tous les droits en ligne directe a contribué à raison de plusieurs centaines de millions au creusement de la dette actuelle.

Le taux uniforme de 20% présente l'énorme avantage de la simplicité. La droite lui reproche de placer les héritiers e n ligne directe sur le même plan que n'importe quel quidam. c'est toute notre différence de conception de la justice sociale, si bien illustrée par la chanson "On choisit pas non plus les trottoirs de manille". L'être humain veut peut-être par le legs de ses biens à ses descendants biologiques se donner des illusions d'éternité. Mais ce faisant, il instaure comme norme sociale une profonde injustice.

L'argument selon lequel un même substrat ferait l'objet d'une double, voire d'une triple imposition, ne tient pas. la conseillère céréale Evelyne Widmer-Schlumpf a rappelé un principe élémentaire du droit fiscal : Il est tout à fait dans l'ordre des choses que ce substrat fasse l'objet de plusieurs impositions successives, par exemple au moment où il entre dans le patrimoine d'un individu, puis au moment de sa transmission en cas de décès. En fait, si le Conseil Fédéral rejette l'initiative, c'est uniquement pour des motifs fédéralistes et non pour des raisons de politique fiscale.

Thomas Piketty, dans son bestseller "le capital au XXIème siècle" insiste bien sur le rôle que joue le mode de transmission du capital dans le creusement des inégalités. la conseillère fédérale elle-même reconnaît que la fortune des plus riches a fortement augmenté ces dernières années. En Suisse, 1% de la population possède 59% de la fortune. Malheureusement, le conseil Fédéral n'avance aucun remède pour lutter contre ce phénomène. Au contraire, aux USA, lorsque le gouvernement Bush a voulu supprimer les droits de succession, des milliardaires américains s'y sont  opposés.

20/04/2015

TAFTA, CETA, TISA

TAFTA (Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement) est, pour ceux qui l'ignoreraient encore, le nom d'un accord de libre-échange négocié en ce moment entre l'Union Européenne et les Etats-Unis et piloté par les multi-nationales. Ce traité approfondirait la confiscation du pouvoir politique par les multi-nationales, en particulier avec l'instauration de tribunaux privés pour juger les Etats.Un groupe de travail "Tafta Attac-fondateurs" a abouti en France à un collectif national regroupant ONG, syndicats et partis politiques. Une vaste coalition de résistance s'est également mise en pace de l'autre côté de l'atlantique, regroupant ONG et syndicats.

CETA (Accord économique et commercial global) est le nom du traité signé en septembre 2014 entre l'Union Européenne et le Canada, portant sur les mêmes dispositifs que le TAFTA. La ratification par le Parlement européen est prévue pour cet automne. Défaire le CETA constitue un enjeu prioritaire crucial pour gagner contre le TAFTA.

TISA est le nom de l'accord sur le commerce de services négocié en marge de l'OMC.

Les comités locaux d'ATTAC se sont investis dans la création de collectifs "Stop TAFTA" et des partis politiques soutiennent le processus "collectivités locales hors TAFTA" sur le modèle des déclarations "hors AGCS" voici quelques années. La Ville de Genève avait pu adopter ce slogan, cependant que je n'avais pu l'obtenir au Grand-Saconnex.

21/03/2015

Le BOB de la Tribune s'acharne sur moi

Cette fois, il m'accuse d'avoir organisé lundi soir un débat avec moi-même au Grand-Saconnex. J'y invite les habitants à venir y exposer leur point de vue sur le projet de loi de M. Longchamp concernant le partage des tâches entre le canton et les communes. Et il ne s'agirait pas d'un débat public ? Peut-être BOB regrette-t-il seulement de ne pas y avoir été invité comme médiateur entre un PLR et une EàG avec permission au public de poser deux ou trois questions à la mode des débats organisés par la Tribune ? Quand c'est François Longchamp tout seul qui expose le seul point de vue du conseil d'Etat, mon BOB préféré ne trouve rien à redire. En tous cas, merci, cher BOB, toute pub, même un peu tendancieuse,  est toujours bonne à prendre.

07/02/2015

C'est BOB

Je voudrais préciser à mon cher M... B.....N, alias BOB, que si ma modeste personne s'est crue obligée de faire un petit communiqué de presse rectificatif lundi matin, c'est parce que le vendredi précédent, certain(e)s journaliste(s) dont une de la Tribune, lui avaient téléphoné pour connaître ses intentions  concernant les municipales au Grand Saconnex et qu'elle les avait mal renseigné(e)s.

On a beau n'être rien, et même moins que rien par rapport à la marche de l'Univers, on a quand même à coeur de ne pas accroître la somme de contre-vérités véhiculées par les petits canards locaux.

J'ai pris ma décision quand j'ai appris que les socialistes et les verts feraient liste commune pour l'administratif avec un membre du GAG. Il s'agit d'un mouvement "apolitique" fort sympathique, dont un ancien maire était issu quand j'y étais conseillère municipale. C'était pendant le G8 et celui-ci aurait souhaité que les manifestants, dont j'étais, se retrouvent au fond du lac, les pieds emprisonnés dans du béton. Cela m'a suffisamment marquée pour que je préfère faire bande à part.

Rien n'est jamais inutile quand on est habitué à la dure vie du minoritaire, mon cher BOB. La moindre assemblée citoyenne, la moindre explication sur un stand, tout est utile pour convaincre les citoyens qu'ils se font rouler dans la farine par les puissances d'agent.

Pour ce qui concerne la nationalité des policiers,  je me permets de signaler à mon cher BOB que les socialistes ont dit au cours de la même plénière du Grand Conseil qu'eux-mêmes étaient très partagés sur le sujet et la Tribune n'a pas jugé utile d'en faire tout un fromage . Là encore, je me suis juste permis de signaler à votre honorable correspondante qu'il n'y avait pas unanimité à ce sujet dans notre groupe. D'ailleurs, tout reporter sérieux aurait pu le constater en regardant le film de la séance du Grand conseil.

Y aurait-il des fonctions cérébrales particulières qui permettent à mon cher BOB de comprendre les différences de vues de socialistes mais pas celles d'Ensemble à Gauche ?