10/10/2018

De quoi la perversité est-elle le nom ?

Le dénommé Jean Batou vient de se fendre dans le "Journal de Solidarités" de deux longues pages dont l'intitulé est : "De quoi Pierre Maudet est-il le nom ?" Il dépeint ce dernier comme "hypnotisé par l'apparat des grands de ce monde", ce qui ne correspond à aucune réalité psychologique pour ceux qui connaissent ce magistrat. Je pense qu'il a des défauts comme tout le monde mais pas précisément ceux-là.

Répétant ce que tout citoyen de gauche dit du rôle de Genève comme plaque tournante d'un négoce international critiquable à bien des égards, il en profite pour insinuer sournoisement que certains de ses acteurs"semblent avoir joué un rôle clé dans la mise au point du voyage controversé aux EAU, en novembre 2015".

De même, c'est un fait que Genève est connue pour son horlogerie et sa joaillerie de luxe qui intéressent la clientèle sélecte des pays du Moyen-orient. On ne voit pas pourquoi un ministre de l'économie de droite brillamment élu devrait s'en désintéresser, de même que des cliniques et des écoles privées.

Pour faire bon poids, il jette ensuite la suspicion sur le déclassement d'un terrain au Grand-Saconnex, situé dans une zone trop polluée pour en faire autre chose que de l'administratif, l'attribution d'un mandat à la société Dnata dûment contrôlée par l'OFAC, etc..

La perversité de l'auteur consiste à partir de faits réels incontestés pour en donner un éclairage tendancieux propre à jeter un maximum de discrédit sur ses victimes, avec un éternel petit sourire satisfait sur les lèvres. Il est bien connu pour cela et depuis longtemps. Ne tombons pas dans ces pièges grossiers. 

La question n'est pas de savoir si on aime ou pas Pierre Maudet, mais d'attendre sereinement le résultat des investigations de la justice, sans se soucier des prétentions de certains justiciers de pacotille.

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