21/01/2018

Jugement du Tribunal

Le Tribunal de première instance vient de confirmer qu'en aucun cas, la branche trotsko-stalinienne d'EAG n'avait eu le pouvoir de m'exclure du groupe parlementaire "Ensemble à Gauche", appuyant la position du Bureau du Grand Conseil qui n'a jamais voulu prendre acte de cette exclusion.

Les considérants sont très clairs et je ne félicite pas les journalistes qui ont colporté pendant près de deux ans la fausse nouvelle de mon exclusion.

Il va maintenant falloir rendre à mon parti La Gauche les jetons de présence et autres indemnités indûment détournés et me convoquer régulièrement au caucus auquel ces petits tyrans m'interdisaient d'assister, me privant des informations en vue des plénières et des jetons de présence correspondants.

Dans une de ses lettres destinées à faire pression sur le Bureau du Grand Conseil, Pierre Vanek qualifiait mes recours de "surréalistes". Malheureusement pour lui, le Tribunal les a trouvés parfaitement fondés. Je félicite et remercie mon avocat, Me Steve Alder.

11/01/2018

Les baisses d'impôts linéaires sont criminelles

Au moment où les économistes et statisticiens de tous bords (gauche et droite) s'entendent pour constater un creusement jamais vu des inégalités, le PLR genevois ne trouve rien de mieux que de proposer une nouvelle baisse linéaire de 5% de l'impôt sur les personnes physiques. Est-ce que la première baisse de 12% en 1999 et ce que cela a engendré comme baisse des recettes ne leur a pas servi de leçon ?

Une baisse linéaire profite bien entendu beaucoup plus aux plus hauts revenus et grandes fortunes qu'aux gens modestes ou même à la classe dite "moyenne". Une baisse de 5% sur un impôt de CHF 300.000, c'est CHF 15.000 d'économisés par un contribuable qui n'en a certainement pas besoin, mais cela n'est que CHF 600 sur celui qui devait payer CHF 12.000 d'impôt.

On  nous disait justement, pour essayer de nous faire avaler la pilule de la baisse du taux d'imposition des personnes morales, que le fisc se rattrapait sur les personnes physiques très bien payées que ces sociétés engageaient. Nous constatons avec regret qu'il s'agissait d'une perfidie.

Comment peut-on oser faire  une proposition pareille au moment où il faudrait faire exactement le contraire (augmenter le taux pour les plus fortunés) pour sauvegarder à la fois les finances du canton et la survie du secteur associatif ? Si ce n'est par générosité et goût de la justice sociale, au moins que ce soit par un minimum d'intelligence.