24/06/2017

De la propriété intellectuelle

J'ai écouté avec amusement hier soir, dans le "Geneva Show" sur Leman Bleu, le secrétaire de Solidarités. salarié à plein temps par ce mouvement, essayer de réduire "La Gauche" et le nouveau "Parti Radical de Gauche" à trois individus qui "passeraient leur temps à faire des procès à la moitié de la République". Sa conception du respect des lois fédérales, en particulier sur la propriété intellectuelle, donne toute la mesure de sa culture juridique. Quant à la force que nous représentons, je crains pour lui que ses ambitions un tout petit peu démesurées ne s'y heurtent plus rapidement et plus fortement qu'il ne le prévoyait.

Un petit mot aussi pour mon cher Jeremy Seydoux, qui s'obstine à confondre les brevets et les marques. Il est très courant dans les pays voisins que les partis politiques protègent leur nom. Il ne s'agit absolument pas d'un enfantillage, mais d'une sage prudence. On le voit bien dans le cas présent, quand certains prétendent l'utiliser alors que des composantes qui l'ont adopté ne sont plus là. Rappelons que les abus sont sanctionnés par le Code Pénal.

 

01/06/2017

La parole au Grand Conseil

L'article "Les grandes gueules du Grand Conseil" dans la Tribune d'aujourd'hui oublie de signaler le fait que dans certains groupes parlementaires le droit à la parole doit se conquérir de haute lutte. Pour ce qui concerne le mien (Ensemble à Gauche), et pendant les deux premières années de la législature, alors qu'un sujet m'avait été attribué au caucus et que  j'avais parfois passé des heures à préparer mon intervention, j'en étais régulièrement privée par des députés tels que Pierre Vanek ou Michel Ducommun. Ceux-ci se faisaient un plaisir d'appuyer avant moi sur le bouton de prise de parole, puis de délayer leurs propos pour ne plus me laisser aucun espace. Il s'agissait de sujets, - généralement financiers ou fiscaux,- sur lesquels je puis me vanter de disposer d'une certaine expertise. Je ne pense pas que le débat public ait eu quoi que ce soit à gagner de tels agissements. J'ajoute que la ligne politique de mes textes était celle convenue.

C'est ce qui m'a conduite un beau jour, alors que j'étais parvenue à appuyer avant les autres sur ledit bouton, à parler le plus lentement possible pour occuper à mon tour tout le temps de parole disponible pour le groupe.

La guerre des boutons est toujours d'actualité ; elle est connue de tout le monde et je m'étonne que des journalistes prétendûment d'investigation n'en aient pas fait état. Encore, récemment, Pierre Vanek a baladé tout le Grand Conseil dans des redites en boucle sans intérêt en voyant que je m'étais inscrite pour une prise de parole. A moins que la parole d'un tel GURU soit tellement sacrée pour certains journalistes...