01/06/2017

La parole au Grand Conseil

L'article "Les grandes gueules du Grand Conseil" dans la Tribune d'aujourd'hui oublie de signaler le fait que dans certains groupes parlementaires le droit à la parole doit se conquérir de haute lutte. Pour ce qui concerne le mien (Ensemble à Gauche), et pendant les deux premières années de la législature, alors qu'un sujet m'avait été attribué au caucus et que  j'avais parfois passé des heures à préparer mon intervention, j'en étais régulièrement privée par des députés tels que Pierre Vanek ou Michel Ducommun. Ceux-ci se faisaient un plaisir d'appuyer avant moi sur le bouton de prise de parole, puis de délayer leurs propos pour ne plus me laisser aucun espace. Il s'agissait de sujets, - généralement financiers ou fiscaux,- sur lesquels je puis me vanter de disposer d'une certaine expertise. Je ne pense pas que le débat public ait eu quoi que ce soit à gagner de tels agissements. J'ajoute que la ligne politique de mes textes était celle convenue.

C'est ce qui m'a conduite un beau jour, alors que j'étais parvenue à appuyer avant les autres sur ledit bouton, à parler le plus lentement possible pour occuper à mon tour tout le temps de parole disponible pour le groupe.

La guerre des boutons est toujours d'actualité ; elle est connue de tout le monde et je m'étonne que des journalistes prétendûment d'investigation n'en aient pas fait état. Encore, récemment, Pierre Vanek a baladé tout le Grand Conseil dans des redites en boucle sans intérêt en voyant que je m'étais inscrite pour une prise de parole. A moins que la parole d'un tel GURU soit tellement sacrée pour certains journalistes...

Commentaires

De la carte de presse à la carte du parti...

Écrit par : pierre gauthier | 01/06/2017

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