30/08/2016

Trop, c'est trop !

Je suis horrifiée par la nouvelle trouvaille de SolidariteS, appuyée par la seule élue du Pdt et révélée par Le Courrier ce matin : Priver Pierre Gauthier de commissions au Grand Conseil, comme ils ont déjà décidé de m'en priver ainsi que Christian Grobet sous le premier prétexte venu. Cette brutalité dans le désir hégémonique, cette voracité à s'approprier les jetons de présence pour tenter d'asphyxier financièrement les petits partis est répugnante. Le chef de groupe d'ensemble à Gauche venait vainement d'essayer d'imposer sa présence à la commission des droits de l'homme qui traite actuellement des différents projets sur la laïcité, dont celui de Pierre Gauthier et moi-même en plus de celui - indigent - de MM. Vanek et Batou. On le lui a refusé, ce qui explique sans doute la nouvelle monoeuvre - radicale - pour éloigner Pierre Gauthier. Tout le monde sait qu'on reste élu jusqu'à la fin de la légistrature avec l'étiquette et tous les droits inhérents à la liste sur laquelle on a été élu. SolidariteS n'a jamais voulu qu'Ensemble à Gauche ait des statuts pour pouvoir profiter de sa majorité et prendre de cas en cas les décisions les plus arbitraires. On tremble à l'idée de ce que serait la société si des gens pareils accédaient au pouvoir ! Le peuple le leur fait bien sentir chaque fois qu'ils croient pouvoir se passer des  personnes qui leur ont permis d'accéder au Grand Conseil. Ils ne gagnent vraiment pas à être connus.

24/08/2016

Divergences de gauche

Le Courrier fête la rentrée politique en consacrant une page entière à "Ensemble à Gauche". Il semble ignorer que cette dénomination ne coiffe pas les mêmes entités selon qu'il s'agit de la Ville de Genève (institué en 2011 et qui ne comprend que quatre composantes) ou du Canton (institué en 2013 pour l'élection au Grand Conseil en qui en comprend sept). Autant de subtilités et de complications souhaitées par certains pour que l'on confonde une fois pour toutes Ensemble à Gauche et SolidariteS. Mais d'affreux minoritaires osent se rebiffer et prétendre survivre à cette tentative permanente d'hégémonie... et s'exprimer !

Cessons donc de mélanger et  d'additionner dans les rondelles du bas de la page les élus du Canton avec ceux des municipalités et résumons ainsi la réalité des élus au Grand Conseil : solidarités 4, Parti du Travail 1, La gauche 1, Indépendants de gauche 1, le Dal 1, et le nouveau parti RDG 1, soit 9 élus en tout. On voit que Solidarités, avec 4 élus sur 9, ne détient pas la majorité écrasante qu'elle aimerait proclamer puisqu'elle est carrément minoritaire. Quant aux chiffres d'adhérents, on voit que le rédacteur a pris pour argent comptant ceux que certains responsables ont prononcés concernant leur parti : Celui de SolidariteS (250) fait tordre de rire ceux qui, comme moi, connaissent bien la composition de ce mouvement : Soyons bon prince et disons 100, dernier prix en comptant les sympathisants. Quant à Acte, il s'agit d'un groupement totalement fantôme. Nous nous sommes aperçus trop tard qu'il n'avait été créé que pour rajouter un membre supplémentaire de solidaritéS parmi les têtes de liste, sous couvert d'un groupement de syndicalistes. Je serais ravie que l'on me présentât les 20 personnes qui composeraient cette association, en même temps que ses statuts, ses comptes et ses PV de séances, contrairement à La Gauche par exemple, qui a des sections dans plusieurs cantons. 

Ce n'est pas faute de les avoir réclamées que l'alliance EAG ne dispose pas de règles de fonctionnement. SolidariteS n'en a pas voulu dans l'idée d'absorber rapidement les autres partis, mais il avait au moins été clairement décidé que chaque composante disposait d'une voix. Quant aux désaccords sur certains sujets (laïcité, armée, éligibilité des étrangers, etc.), ils étaient apparents et exprimés dès le début. Je ne pense pas que les prises de position de La Gauche sur le plan économique et fiscal aient jamais trahi une ligne de gauche irréprochable. C'est donc avec beaucoup de sérénité et de détermination que nous continuerons à défendre ce que nous estimons être le bien commun. La création d'un nouveau parti, résolument de gauche mais républicain, est une bonne nouvelle. Nous ne serons jamais assez nombreux à affirmer que la laïcité est la base et la condition première de la démocratie.

 

17/08/2016

Qu'est-ce que "L'impôt sur le bénéfice corrigé des intérêts" (NID) ?

Comme personne n'a l'air de se dévouer, je vais essayer de donner une explication aussi simple que possible. Il s'agit d'une des mesures accompagnant le projet fédéral de réforme de l'imposition des sociétés (RIE III) en faveur de ces dernières bien entendu. Une fois de plus, les entreprises "disposant de solides fonds propres" seront favorisées puisqu'elles pourront déduire de leur bénéfice un intérêt fictif sur le "capital propre supérieur à la moyenne". On a bien compris que ce sont particulièrement les multinationales qui profiteront de cet avantage supplémentaire, en plus de la "patent box" et des déductions pour activités de recherche et développement. Vous voyez que ce n'est pas s i difficile et que point n'est besoin de se tortiller sur sa chaise en prenant des airs savants et mystérieux pour parler du NID.