30/08/2016

Trop, c'est trop !

Je suis horrifiée par la nouvelle trouvaille de SolidariteS, appuyée par la seule élue du Pdt et révélée par Le Courrier ce matin : Priver Pierre Gauthier de commissions au Grand Conseil, comme ils ont déjà décidé de m'en priver ainsi que Christian Grobet sous le premier prétexte venu. Cette brutalité dans le désir hégémonique, cette voracité à s'approprier les jetons de présence pour tenter d'asphyxier financièrement les petits partis est répugnante. Le chef de groupe d'ensemble à Gauche venait vainement d'essayer d'imposer sa présence à la commission des droits de l'homme qui traite actuellement des différents projets sur la laïcité, dont celui de Pierre Gauthier et moi-même en plus de celui - indigent - de MM. Vanek et Batou. On le lui a refusé, ce qui explique sans doute la nouvelle monoeuvre - radicale - pour éloigner Pierre Gauthier. Tout le monde sait qu'on reste élu jusqu'à la fin de la légistrature avec l'étiquette et tous les droits inhérents à la liste sur laquelle on a été élu. SolidariteS n'a jamais voulu qu'Ensemble à Gauche ait des statuts pour pouvoir profiter de sa majorité et prendre de cas en cas les décisions les plus arbitraires. On tremble à l'idée de ce que serait la société si des gens pareils accédaient au pouvoir ! Le peuple le leur fait bien sentir chaque fois qu'ils croient pouvoir se passer des  personnes qui leur ont permis d'accéder au Grand Conseil. Ils ne gagnent vraiment pas à être connus.

Commentaires

Un procès de "moche coup" de plus... Cela ne devrait pas trop nous étonner, et pourtant, c'est à chaque fois une surprise... En effet, nos deux partenaires au sein d'Ensemble à Gauche se distinguent chaque jour par leur sens aigu de la démocratie et de la liberté:
- solidaritéS a récemment annoncé son soutien au dictateur Erdogan dans un communiqué qu'on croirait rédigé par l'attaché de presse des Frères Musulmans;
- le PdT, toujours fidèle à sa nature stalinienne, considère quant à lui le régime de Kim Jong Un comme un régime ami...
On semble à gauche, ensemble et moche... Les électrices et électeurs bernés par ces tyranneaux d'opérette et ces dictateurs de carnaval apprécieront...
PG

Écrit par : pierre gauthier | 30/08/2016

Solidarité ou Le Petit Empire du Chaos.

Il est temps que ce petit groupuscule sectaire cesse de semer le Maïdan dans les quelques communes et cantons de Suisse.

Calomnier, conspuer, exclure, frapper et faire frapper dans le dos des élus et les faire exclure des instances politiques du parlement parce qu'ils ont le tort de s'impliquer avec sincérité et motivation dans notre chose publique...
Ce sont des pratiques vraiment totalitaires que les affidés de ce groupuscule n'osent jamais remettre en cause. Pourquoi? A cause de ses méthodes de terreur intellectuelle. La peur de tomber en disgrâce.


Mme Orsini a une très juste appréhension en disant "On tremble à l'idée de ce que serait la société si des gens pareils accédaient au pouvoir ! Le peuple le leur fait bien sentir chaque fois qu'ils croient pouvoir se passer des personnes qui leur ont permis d'accéder au Grand Conseil. Ils ne gagnent vraiment pas à être connus."

A moi d'ajouter: Depuis que Solidarités (un parti misogyne) a émergé des cendres d'un pas moins misogyne PSO fort tiédi, allias Ligue Marxiste Révolutionnaire, aucun vrai parti populaire n'a pu se construire. Solidarités est un vrai buvard stérile imbibé de démagogie. Cela ne l'a pas empêché d'absorber tout ce qui avait de vivant et de dynamique pour en vivre. Des gens de tous les horizons emplis d'espoir avaient convergé vers ce qu'il croyaient fédérateur et stimulant. Ils mettaient tout en commun sans arrière pensée. Force pour eux est de constater que les deux inamovibles chefs de SolidaritéS sont atteints du syndrome de Maïdan Ukrainien: Déstabilisation et Chaos. Ils ont pris des droits régaliens auprès des formations qui leur ont permis d'être là. ils ont usé d'intimidation, de chantage et de représailles. Ils se sont donné du pouvoir à agir en secret, ils ont usurpé le travail des membres et leurs résultats...
Et ils continuent de malmener le mandat populaire que le peuple leur a accordé en les élisant sur ces listes communes.

A quand une loi cantonale et des règlements de parlements qui délimitent les droits d'un parti et qui lui interdisent d'outre-passer ses devoirs de respect envers la personne élue?
En droit de la personne civile et en droit politique, il est temps que le parlement y réfléchisse et accouche d'un projet de loi constitutionnelle en ce sens. Comme dans le civil, on doit pouvoir limiter l'immunité parlementaire et les poursuivre pénalement pour ce genre de délits.

Les partis politiques n'ont pas le droit de salir les personnes ni physiquement ni politiquement, ni moralement. Le désaccord ne doit pas donner aux partis le droit de les nuire d'une manière ou d'une autre. Le lynchage devra être interdit.

SolidaritéS porte une lourde responsabilité politique d'avoir créé des conditions idéales pour qu'un MCG ou un UDC cantonal advienne. Ceci dit, sans préjuger, en démocratie, de leur utilité ou inutilité.
Combien de petites formations se sont retrouvée expropriées de leurs idées, de leur label, de leur investissement et de leur temps, sans compter leur argent et leur santé?

Souvenez-vous. LE MOUVEMENT SolidaritéS s'était dépêché en 1993 de se propulser devant le public au lendemain de la victoire syndicale de Lech Walesa en Pologne sur les quais de Gdansk et au lendemain de la chute du Mur de Berlin, profitant de la sympathie tout occidentale pour ces événements. Solidarnosc - pardon! SolidaritéS - a pu ainsi justifier son entrisme au Parti du Travail (à défaut de pouvoir le faire au PS trop bien structuré et trop sécurisé), afin d'entrer au parlement cantonal de Genève:"On vous remplacera tous" avait dit M. Batou", l'architecte et chef d'orchestre de ce chaos qui dure depuis 23 ans. Il le signifiait à tout membre du Parti du Travail mécontent de leurs irrégularité et déloyauté.

On se souviendra aussi d'une de ses motions hyper-démocratiques dès ses premiers mois de siège au Grand-Conseil: un parlementaire qui ne récoltait pas 5 voix des siens n'avait pas le droit de prendre la parole pour intervenir en plénière. Inutile de vous faire comprendre que clivage gauche-droite avait alors disparu comme par enchantement pour la faire passer sur le siège. C'était une monnaie interne: les méritants obtenaient ce visa. Avec cela on avait fait comprendre la sanction contre certains.

Écrit par : Beatrix | 31/08/2016

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