04/12/2015

Interprétation effarante de la constitution

Le Conseiller d'Etat Mauro Poggia a fait hier soir dans le journal de Léman Bleu une déclaration tellement ahurissante que j'ai dû vérifier ce matin que je n'avais pas rêvé. Il a raconté avoir reçu dans son bureau les représentants des communautés religieuses pour traiter du problème de l'encadrement et de l'intégration des migrants car il pense qu'"elles ont les bonnes volontés, les connaissances et les réseaux pour permettre aux migrants de s'intégrer le plus rapidement possible. Ces bonnes volontés restent devant une page blanche, parce que le lien entre notre société et les arrivants n'est pas correctement mis en place. Or, c'est le propre de la religion de lier".

Les représentants de la Grande Mosquée ont en particulier indiqué que la fondation culturelle islamique avait des immeubles à mettre à disposition pour l'hébergement des migrants.

Certains esprits séditieux auraient pu penser qu'on eût pu d'abord expliquer aux migrants qu'ils venaient de s'installer dans une république laïque, que le lien social était basé sur l'idée de liberté, d'égalité et de fraternité, que leurs dogmes divers et variés étaient protégés par notre constitution mais qu'on était citoyen avant d'être musulman, juif, chrétien, etc.

L'hébergement des migrants, c'est le rôle de l'Etat et de lui seul.

Sortez moi de ce cauchemar !

 

03/12/2015

Entrevue avec le Conseil d'Etat

Le groupe Ensemble à Gauche a été reçu comme les autres groupes parlementaires ce matin à 8h par le Conseil d'Etat. En ma qualité de représentante du groupe à la commission des finances, j'ai exposé les motifs qui  ne m'ont pas permis de voter l'entrée en matière du projet de budget 2016 :

1. Le refus du conseil d'Etat de formuler un amendement pour tenir compte dans le budget du versement de l'annuité due aux fonctionnaires aux termes de  la loi.

2. Son refus de déposer des lois de recettes fiscales autres que les deux propositions concernant les frais de déplacement et les primes de maladie complémentaires. La dette du coton résulte de baisses successives depuis 1998 pour un montant atteignant un milliard par an. EàG a demandé à plusieurs reprises la suppression du bouclier fiscal, une correction de la courbe de l'impôt des personnes physiques et morales, le rétablissement es impôts de succession en ligne directe, etc. Les efforts demandés le sont exclusivement au détriment de la fonction publique et pas du tout de la part des plus privilégiés.

3. Son refus de maintenir les subventions à leur niveau actuel ainsi que la masse salariale avant le déduction de 1%. De nombreuses entités sont déjà en souffrance (Hospice général, Imad, fondation officielle de la Jeunesse, etc.) et les montants alloués avant les coupes étaient déjà largement insuffisants.

4. Les nouvelles recettes prévisibles en 2015 ont trop souvent servi à des écritures comptables qui auraient dû figurer dans le précédent budget (amortissement accéléré, provision pour risque de perte de recours, etc.) plutôt qu'à améliorer directement les moyens d'assurer les prestations dues à la population.