19/10/2015

Les fruits de la désunion

La gauche radicale genevoise n'aura donc pas d'élus au Conseil National. Une fois de plus, la preuve est faite que le mouvement "SolidariteS", additionnant ses voix à celles du Parti du Travail, ne parvient pas à un chorum électoral sans l'appui des autres composantes d'"Ensemble à Gauche" (La gauche, le DAL, les Indépendants de gauche), même s'il les considère comme négligeables.

En imposant ses deux têtes de liste sans consulter ses trois autres partenaires, il a cru pouvoir faire élire ainsi l'une d'elles malgré une expérience moule fois répétée.

A la question du maintien des deux candidats aux Etats au second tour, le permanent de SolidariteS (et non le représentant d'Ensemble à Gauche comme cela a été indiqué à tort) a cru bon de répondre : "Chez nous, on est démocratique, c'est l'Assemblée générale de demain qui en décidera". Quelle Assemblée générale ? En ma qualité de présidente de La Gauche, membre élue au Grand conseil sous l'étiquette "Ensemble à Gauche", je n'ai en tous cas pas reçu de convocation pour cette réunion ultra-démocratique.

Ils sont vraiment incorrigibles. Dommage, car il y a chez SolidaritéS de la belle jeunesse, convaincue et militante, mais qui a un peu trop sucé le lait trotskiste du sectarisme et du goût de l'hégémonie.