28/05/2015

Où sont passés les forfaitaires ?

"Le nombre de contribuables imposés au forfait a diminué en Suisse de 252 personnes entre 2012 et la fin 2014" annonce "Le Temps". "Impossible de dire ce qu'ils sont devenus. Nous ne savons pas s'ils ont quitté le Suisse ou s'ils sont passés à l'imposition ordinaire : nous n'avons pas les outils pour opérer une traçabilité, explique peter Mischler, secrétaire suppléant de la Conférence des Directeurs cantonaux des finances".

Mais de qui se moque-t-on ? Un certain nombre de contribuables anciennement imposés au forfait font désormais partie du rôle ordinaire de l'impôt dans les différents cantons et on veut  nous faire croire qu'on ne peut pas les détecter ? Je veux bien que certains fonctionnaires soient particulièrement flemmards ou abrutis, mais de là à ne pas connaitre l'alphabet...

Tout le monde sait qu'un paquet d'oligarques russes ne se sont installés chez nous qu'en vue d'obtenir la nationalité suisse et ils auraient parfaitement accepté pour cela de payer l'impôt normal depuis le début. On nous dit maintenant qu'on n'a pas les moyens de savoir s'ils sont restés ou partis ? On nous prend vraiment pour des imbéciles et le secret fiscal a des limites.

26/05/2015

Le sexisme politique

Très franchement, je ne me suis pas sentie concernée, mais presque un peu humiliée par la page de la Tribune intitulée "Les élues genevoises vivent le sexisme jour après jour". Personnellement, je ne vis rien de ce genre. Il est vrai qu'on ne m'a jamais à ma connaissance traitée de "cruche". J'ai entendu assez souvent : "agressive", "va voir en Corée du Nord", "criminelle qui veut détruire notre économie", mais "cruche", ça non jamais. De mon côté, je ne me suis jamais gênée pour "commenter le physique ou la tenue vestimentaire" de l'un ou l'autre de ces Messieurs. "A priori, un homme est jugé compétent" renchérit une de mes collègues. Je trouve qu'elle a de drôles d'a priori et suis loin de faire bénéficier tous les hommes d'un tel préjugé favorable. Et si "avoir de la poigne" est négatif, tant pis mes braves,  il faudra vous y faire. Je ne vois pas pourquoi je ne reprocherai pas à une telle d'avoir effectivement un ton de maîtresse d'école, alors que j'en ai autant au service des divers enseignants et directeurs d'école mâles qui peuplent le grand conseil et nous font perdre un temps précieux en pontifiant et répétant dix fois la même chose. Ayant eu la chance d'être élevée comme un garçon, je me suis toujours prise pour un homme et n'ai pas rencontré les faux problèmes évoqués dans cet article. En particulier, faites moi confiance pour ne pas "travailler doublement afin de gagner un respect qui n'est pas naturel". Il y a des hommes et des femmes que je respecte et que j'admire et j'espère ne pas être dupe des paresseux et des malhonnêtes qui ne font pas leur travail d'élus. J'ai dit.