27/11/2014

Le mépris de la Suisse

Quand je compare les propos des partisans de l'abolition des forfaits fiscaux  à ceux d'un Philippe Kenel, je suis frappée par la différence de vision que ces deux personnes ont de notre pays.

Selon Metin Arditi : "Le vrai coût est caché. Il est d'ordre moral. Une telle politique peut-elle ne pas avoir d'impact sur notre système de valeurs, fondé sur la dureté à la tâche, le goût du travail bien fait, la fiabilité"

Roger Nordmann : "Sur le plan de la crédibilité fiscale internationale de notre pays, ce dispositif est extrêmement nuisible. Il participe à cette logique de braconnage fiscal qui nous a trop souvent animés".

Sebastien Guex : "L'Etat lui-même encourage une gigantesque soustraction fiscale et c'est ça qui intéresse la classe dirigeante. Cela pousse tous ceux qui ont une possibilité, petite mais réelle, de frauder le fisc... à considérer l'incivisme fiscal comme une pratique normale"

Jean-Marie Meilland : "Les forfaits fiscaux sont-ils anti-constitutionnels ? Peu importe. Ils sont discriminatoires ? C'est sans importance... Même s'il n'y a, d'après les faits, aucune crainte à avoir en termes de pertes fiscales si les forfaits sont abolis... pourquoi ne pas enfin décider d'être moins cyniques ?"

Quelques propos qui élèvent le coeur et l'esprit, à mettre en regard avec le mépris affiché pour la capacité de notre pays à offrir d'autres valeurs que l'évasion fiscale :

Philippe Kenel : "Le mythe qui me fait froid dans le dos, c'est celui contant combien ces riches étrangers seront toujours attirés par cette Suisse si belle et si parfaite. Il faut dire les choses crûment. La Suisse romande, en particulier Genève... n'est absolument pas attractive sans ce système"

Quelle belle âme ! Il faut dire que le Monsieur vit des forfaits fiscaux et ne s'en cache pas. 

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