23/11/2014

Témoignage d'un forfaitaire ordinaire

"Le Temps" décrit dans son édition d'hier l'opinion qu'a de sa situation de forfaitaire un retraité canadien installé sur la Riviera vaudoise :

- "La Suisse offre la stabilité, une bonne organisation qui sait être flexible, des soins médicaux de qualité, des transports performants. Je paie des impôts justes par rapport à ce qu'offre en contrepartie le pays."

Est-ce à dire que les imbéciles de retraités suisses qui paient beaucoup plus sont imposés de façon injuste ? C'est vrai qu'on pourrait décider qu'à partir d'un certain niveau de revenu et de fortune, on ne paie plus d'impôt du tout.

- "La taxation ordinaire aurait été beaucoup plus compliquée. Il aurait fallu intégrer les déductions et réfléchir à la double imposition"

Pauvre chou ! C'est vrai que rien n'est plus horrible que de remplir une déclaration ordinaire. Mais pourquoi ne pas demander  votre fiscaliste habituel ? Vous l'avez pourtant payé assez cher pour vous obtenir le forfait. Alors que, comme vous le dites si bien, il ne s'agissait que d'écrire une simple lettre avec CV, photo de passeport et description du logement. 

- "La canton a validé la demande sans exiger d'autres pièces et sans engager d'autres investigations. Ensuite, d'année et année, le contribuable remplir une déclaration dans laquelle il énumère ses actifs et ses revenus en Suisse".

Mais bien entendu, pas dans le monde entier comme on l'exige de n'importe quel citoyen suisse ordinaire. De toutes  façons, on comprend entre les lignes que ce Monsieur, comme la majorité des forfaitaires,  compte bien rester en Suisse même après l'abolition des forfaits fiscaux car "l'attrait du pays outrepasse sa fiscalité".


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