21/02/2014

Où l'on reparle de l'initiative de Roger Nordmann

Le parti socialiste suisse vient de rendre publiques les conclusions d'une étude qu'il a confiée au Bureau BSS & Mundiconsulting sur l'imposition du bénéfice des sociétés de capitaux (injustement appelé "impôt sur le bénéfice des entreprises" car il n'est pas prévu de baisser les impôts des entreprises individuelles ou en nom collectif).

Le mandat du bureau était d'examiner l'impact financier de trois principaux scénarios politiques :

- Suppression des statuts spéciaux sans changer les taux ordinaires d'imposition des cantons

- Baisse généralisée à 13% (hypothèse David Hiller)

- Proposition de baisse à 16% (Hypothèse Roger Nordmann)

La probabilité de départ de certaines sociétés est soigneusement étudiée pour chaque point de fiscalité supplémentaire.

Le résultat de l'étude est formel : C'est la confédération et non les cantons qui a une énorme dépendance aux "statuts spéciaux"."Si les cantons sont solidaires entre eux et refusent de baisser les taux, ils s'en sortent très bien. S'ils se trahissent mutuellement en baissant les taux à 13%, ils se ruinent".

Nous avons déjà eu l'occasion de recevoir Roger Nordmann, chez Attac et chez "La Gauche" et lui avons confirmé que nous soutiendrions son initiative quand le PSS décidera de la lancer.

01/02/2014

Les horaires du Grand conseil

J'en ai assez de lire et d'entendre que la proposition de changement d'horaire du Grand Conseil "aurait permis aux femmes de remplir plus facilement leur mission d'élues" (Par ex. sous la plume d'Huguette Junod dans "Gauche Hebdo").

Je n'apprécie pas spécialement le système actuel de production et de répartition des richesses mais fais partie de ceux qui ont toujours jugé utile de gagner leur pain, même dans le système capitaliste, en attendant le grand soir. De plus, mère célibataire et heureuse de l'être, il ne me serait jamais venu à l'idée de travailler à temps partiel.

Si l'on souhaite vraiment une représentation de toutes les couches de la population au Grand Conseil, et en particulier de jeunes femmes, ce n'est pas en les poussant à demander à leurs patrons des autorisations d'absences impraticables qu'on va favoriser leur accession.

Nous devons défendre becs et ongles le statut de miliciens de notre Parlement. Trop d'entre nous, oisifs depuis trop longtemps au gré de certains observateurs, sont déjà soupçonnés d'être plus tentés par l'accumulation des jetons de présence que par l'apport de leur dévouement à la chose publique.

Ce que je trouve grave dans cette proposition, c'est qu'elle aurait entériné le rôle traditionnel de la femme au lieu de confirmer son droit à une carrière aussi réussie que celle d'un homme, en plus de son engagement politique. Des commissions entre 12h et 14h, ainsi qu'après 17h me paraissent toujours infiniment préférables.

La cause à défendre est toujours celle de la multiplication des crèches près des lieux de travail et le partage de toutes les tâches également entre les hommes et les femmes.