16/11/2012

La non-signature des accords RUBIK

Le gouvernement régional du Land de Bade-Wurtemberg rejette définitivement l'accord fiscal avec la Suisse et votera contre le 24 novembre prochain. Il estime que cet accord garantirait une amnistie au fraudeur fiscal allemand et lui permettrait de transférer ses avoirs déposés en Suisse vers d'autres paradis fiscaux, selon le Ministre Président du Land Winfried Kretschman. Celui-ci explique préférer une solution européenne avec vote d'une directive sur l'imposition transfrontalière et sur léchange automatique d'informations. De passage à Lausanne mercredi, Joschka Fischer, ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement Schröder, explique dans "Le Temps" : "Il est question de contribuables allemands, plutôt parmi les plus aisés, qui ont fraudé le fisc. Ce n'est pas surprenant qu'on leur tombe dessus. Pensez aux efforts réclamés aujourd'hui aux ménages modestes et de la classe moyenne. Ces contribuables sont mécontents qu'on procède, avec Rubik, à une amnistie fiscale bon marché. En Suisse, non plus, les contribuables honnêtes n'aimeraient pas qu'on passe l'éponge sur les cas de fraude". Détrompez vous, cher Herr Fischer. J'ai entendu de mes propres oreilles un imminent fiscaliste préconiser une amnistie fiscale si la Suisse devait renoncer au secret bancaire pour ses propres citoyens. Il est vrai que la fraude fiscale en Suisse, opérée par des citoyens Suisses, ne s'élèverait qu'à 18 milliards de Francs !