07/08/2011

Suppression des droits de timbre

Il y avait longtemps que nos autorités ne s'étaient pas préoccupées de la suppression ou de la dimination d'un impôt en faveur d'actionnaires ou de sociétés de capitaux. Cette fois, ce sont les droits de timbre (d'émission,  de négociation et sur les primes d'assurance) qui sont sur la sellette, en tout une bagatelle de 2 milliards 800 millions dont l'administration fiscale fédérale a été chargée d'étudier la suppression. Pour financer la perte de recettes, il est entre autres envisagé une hausse de la taxe CO2, de la TVA, etc. Comme toujours, de faire financer par le contribuable consommateur de base un cadeau totalement arbitraire aux possédants. Cette volonté de favoriser le capital envers et contre tout est tellement absurde que même des milliardaires américains ont annoncé qu'ils étaient d'accord pour une augmentation de leurs impôts si cela pouvait aider leur pays. Certes, les finances de la Suisse sont en meilleure santé, mais est-ce une raison pour faire de tels cadeaux à ceux qui n'en ont nul besoin au détriment des plus modestes ?

Commentaires

Chère Madame,
Je ne prends pas encore position sur ce problème mais j'aimerais vous signaler qu'il y a aussi de petits actionnaires (retraités, employés) qui ont investi quelques économies dans des actions de grandes sociétés qui rapportent 2 à 3 % de rendement bien plus qu'il toucherait sur le carnet d'épargne. Puis il y a nos caisses de retraite qui investissent à long-terme afin de nous garantir nos rentes futures. Celui qui a les moyens de ce payer une belle et chère voiture, pourquoi il ne passerait pas à la caisse. On n'a voulu combattre certains accords cartellaires et je ne crois pas que cela ait été complètement positif vu les licenciements, les délocalisations, etc.
En 1997, j'avais écris dans la tribune de Genève que j'étais pour un capitalisme à visage humain et toute personne intelligente comprendra que les pauvres ne font pas fonctionner le système capitaliste et que de les aider à trouver un travail ou leur donner un salaire convenable est le seul moyen pour faire fonctionner notre système de production en créant des emplois et deviendront consommateur à leur tout. Mais malheureusement,nous avons voulu aider les pays du tiers-monde à se développer et cela a réussi parfaitement puisque ils produisent des biens principalement à l'exportation en cassant nos économies.
Maintenant, il faudrait se poser la question du jeu ou les dés son pipés c'est-à-dire le bienfait du système de libre concurrence avec 4 semaines de vacances en Europe (moyenne), 35 à 40Heures par semaines pendant qu'en République Populaire,en Asie et ailleurs le marché n'a pas les mêmes règles ?
Devrions nous revenir au protectionnisme ? Je peux déjà vous dire que cela est impossible car nous avons laisser partir dans ces pays la production de certains produits sensibles ! Rappelez-vous ce qui s'est passé quand Madame Cresson, en France a voulu changer les règles du jeu en voulant bloquer des produits coréens.
Mettre la faute sur les milliardaires c'est vouloir se cacher la vérité, les erreurs des politiciens dans bien décisions prises à l'époque par une vue à court-terme. Pour beaucoup de ceux-ci,la lecture du principe de Peter serait instructif. Avec la destruction du tissu industriel il y a quelques années la situation d'aujourd'hui était prévisible, on ne peut pas avoir toujours plus d'habitants et un nombre de place de travail en diminution vu les délocalisations.
Avec mes meilleures salutations
Herbert Ehrsam

Écrit par : Herbert Ehrsam | 07/08/2011

En effet, tout de suite après la caisse maladie unique, il faudra se préoccuper d'enlever aux banquiers la gestion de nos fonds de retraite, prélevés sur nos salaires. Il vaudrait également mieux permettre aux petits épargnants de devenir propriétaires de leur logement plutôt que de les pousser à investir dans cette bourse q
ui ne sert qu'à engraisser les traders. en effet, les pauvres ont d'autres soucis que de faire fonctionner à tout prix le système capitaliste qui est est train de démontrer sa stupidité à ceux qui n'étaient pas encore convaincus. La finance ne produit aucune richesse réelle. L'erreur des politiciens, c'est d'être à sa botte au lieu de défendre l'intérêt de leurs concitoyens. Nous sommes saturés de raisonnements néo-libéraux qui cherchent vainement à donner bonne conscience à leurs auteurs.

Écrit par : Magali Orsini | 08/08/2011

et à qui on donnera à gérer les fonds du 2ème pilier ? à Salerno elle perdrait tout en un an
je suis pour la caisse unique mais pas si la gauche s'en occupe parceque là on toucherait le fond du tonneau
permettre aux petits épargnants d'acquérir leur logement ! il faudrait déjà que la gauche arrète de s'opposer à tout déclassement- densification - et même permettre aujourd'hui d'acheter pour celui qui le veut - mais là aussi la gauche s'y oppose
alors de non en nein vous proposez quoi

Écrit par : pralong | 08/08/2011

Le contribuable, le contribuable. Il a bon dos le contribuable. C'est toujours à lui qu'on fait appel dans ce cas là.

Écrit par : Tampon encreur | 17/11/2011

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