18/01/2011

La classe moyenne

Je lis la chronique de Claude Monnier qui explique les mouvements de rues actuels des jeunes de divers pays par leur seul appauvrissement. Loin de moi l'idée de minimiser les difficultés financières insurmontables de certains. Mais oublier de parler de l'indignation devant l'injustice et le mépris plus encore que le manque d'argent me paraît singulièrement réducteur. Les Tunisiens crient actuellement leur fierté et leur sourire est revenu alors que rien n'a encore changé en matière de redistribution des richesses dans leur pays. En France, le bouclier fiscal accordé aux richissimes amis de la Présidence est le symbole de la morgue de cette clique. L'augmentation des taxes universitaires est le symbole d'une insupportable volonté de sélectionner par l'argent. Certes, la droite a besoin de penser que tout est affaire d'argent. Mais qu'elle n'oublie pas que la fureur due à l'atteinte à la dignité est bien plus dangereuse. On nous dit "Même si on prenait ce qu'ils ont aux dix plus riches contribuables de la nation, cela ne changerait pas grand chose au revenu national par personne". Commencez donc par le faire, cela changera beaucoup dans la conscience des citoyens qui se sentiront un peu moins floués.

14/01/2011

LA GRANDE REGRESSION

je me régale à la lecture du dernier livre de l'éminent économiste Jacques Généreux ("La grande régression") et vous livre ci-dessous un résumé du résumé de Guillaume Etievant dans "A Gauche" :

"Le capital profite de tout : de ses propres échecs, mais également des progrès de la modernité. Il en exploite les traits progressistes, la liberté individuelle, la démocratie, la science, quand ils servent ses intérêts. Et il arrive même à faire croire à nombre de nos contemporains qu'il en est la source. Pourtant, nous ne l'avons pas attendu pour aboutir à la science moderne et à la démocratie, et c'est contre le capital qu'il a fallu conquérir les droits sociaux et la sécurité sociale. Nous ne devons rien au capital, à part le pire... Le nouveau discours économique martèle que l'épargne des riches permet de financer l'investissement et la création d'emploi, que les inégalités dynamisent la société et qu'il faut attirer les investisseurs les plus fortunés sur notre territoire. Les faits prouvent constamment l'inverse : C'est le travail productif qui permet l'épargne et la richesse d'un pays et c'est l'affectation d'une part du revenu national aux services collectifs qui engendre le progrès social...Le désastre actuel est un processus politique volontaire. Il n'est en aucun cas la conséquence de l'incapacité de l'Etat à répondre aux attentes des citoyens. L'Etat n'est pas faible, il s'agit de le rendre au peuple par la Révolution citoyenne... L'homme est avant tout un être social et l"Homo oeconomicus" une fiction...Nous pouvons stopper la régression par une arme simple : le bulletin de vote. Notre état social est encore puissant, notre niveau d'éducation élevé. Les citoyens sont encore capable de voter pour un programme qui confierait la gestion des entreprises en partie aux salariés, freinerait radicalement la spéculation financière, ferait disparaître la dictature des actionnaires et préserverait les services publics du marché et des intérêts particuliers.

12/01/2011

transparences sur les ventes immobilières

Je suis ahurie que la "Tribune de Genève" se réveille aujourd'hui sur une page entière par rapport au scandale de la suppression de la publication des ventes immobilières dans la FAO que j'ai très précisément dénoncé dans mon blog du 17 novembre dernier. Encore plus ahurie que M. Carlo Sommaruga dise ne pas comprendre cette suppression alors qu'il est un proche de la Présidente socialiste de la commission ad hoc. l'inénarrable Dolores Bolay, d'ailleurs une de ses colistières pour le Conseil National. Est-il normal que l'on envoie présider des commissions aussi pointues des nullités aussi notoires ? Je suppose que M. Jornot se tord les côtes au sujet du bon tour qu'il a ainsi joué aux citoyens modestes de ce canton, désormais privés d'une information importante qu'ils avaient de plein droit.