29/10/2009

Débat public

Le fait pour la "Tribune de Genève" de ne pas avoir invité les candidats de la "gauche combattive" à son débat d'hier soir est particulièrement inélégant. Sous prétexte que la gauche radicale n'aura pas de représentants au Grand-conseil, on se permet de décider que son électorat n'a pas d'autre choix que celui des candidats invités hier soir... A se demander si on ne fait pas exprès de le provoquer et de l'ulcérer.

Il est vrai que certains propos émis par ce qu'il y a de plus à gauche dans ces conditions sont particulièrement alléchants :

On a entendu Charles Beer défendre pleinement la dernière loi sur l'imposition des personnes physiques, soit un fabuleux cadeau aux banquiers privés via le bouclier fiscal, en prétendant défendre les classes moyennes

On n'a pas entendu Véronique Pürro, qui brigue le département de Justice et Police, confirmer le nombre de policiers à Genève mais trouver que de toutes manières ce nombre était suffisant

On a entendu David Hiller répéter à quel point il fallait soigner les traders qui faisaient la prospérité de Genève.

Heureusement que le public de ce genre de manifestation est généralement composé d'initiés pour lesquels la messe est dite depuis longtemps et qu'il reste aux forces de gauche la voie de l'éducation populaire.

 

 

 

Commentaires

je suis sûre que vous parviendrez aisément à vaincre votre terreur. Il y a des tentatives bien plus dangereuses que celles qui consistent à expliquer à la population exactement sur quoi elle est invitée à voter.

Écrit par : ORSINI Magali | 12/02/2010

je suis sûre que vous parviendrez aisément à vaincre votre terreur. Il y a des tentatives bien plus dangereuses que celles qui consistent à expliquer à la population exactement sur quoi elle est invitée à voter.

Écrit par : ORSINI Magali | 12/02/2010

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