02/11/2008

Pragmatisme, quand tu nous tiens

Je sais qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Mais la vitesse avec laquelle les neo-libéraux sont passés de la haine de l'Etat- providence à la digestion sans douleur de milliers de milliards de dollars pour permettre à leur système de survivre laisse vraiment pantois.

Eux qui traitaient d'assistés avec le dernier mépris la partie de la population à qui les pouvoirs publics venaient en aide, n'ont plus peur d'être les super-assistés d'un édifice qui, au cours des dernières décennies, n'a cessé d'enrichir les plus riches et d'appauvrir les plus pauvres.

On dirige la vindicte populaire vers les chiffres, certes inacceptables, des salaires des dirigeants. Mais on se garde bien d'étaler en termes simples et accessibles à tous le montant des dividendes engrangés par les actionnaires, dont les directeurs ne sont que de simples marionnettes.

Il demeure incompréhensible à un esprit simple comme le mien que l'Etat (les citoyens contribuables) puisse renflouer une banque en difficulté sans exiger d'en devenir actionnaire. Mais il paraît que c'est tellement plus compliqué !

Il y a une phrase de Frederic Lordon que j'ai beaucoup aimée dans le dernier "Monde diplomatique" : "Ouvrons bien les yeux, nous entrons en territoire inconnu".

N'oubliez pas de venir participer au forum organisé par attac-Geneve et les Amis du monde diplomatique les 8 et 9 novembre prochains à Uni Mail, sur le thème : "Finances sans conscience" avec des intervenants de renommée internationale. L'entrée est libre. 

 

 

 

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