10/04/2017

Loi sur la gouvernance des régies publiques

Une fois de plus, Solidarités publie un communiqué avec des passages totalement mensongers me concernant dans sa prétendue "lettre d'information du groupe parlementaire Ensemble à Gauche au Grand Conseil » à propos de la loi sur les régies publiques que nous avons traitée jeudi et vendredi derniers.

 Les rédacteurs osent écrire à mon sujet « C’est à elle que l’on doit l’amendement qui interdit aux personnes ayant connu des difficultés financières, victimes de la spirale de l’endettement, de pouvoir siéger dans un Conseil ». J’ai bien expliqué que mon amendement ne visait que les actes de défaut de biens pour cause d’impôts. Les personnes avec des difficultés financières ne paient généralement pas d’impôt ; les autres savent très bien qu’elles doivent verser des acomptes, accomplir le premier de  leurs devoirs civiques et ne pas considérer les impôts comme les dernières dépenses devant être réglées. Demandons-nous à qui SolidariteS veut permettre de siéger dans les conseils des régies publiques sans que cette personne ne règle ses dettes d’impôt !

 Quant au salaire du directeur de l’aéroport, j’ai bien expliqué que mon amendement ne visait pas le salaire en tant que tel, mais le fait que le conseil d’Etat ait signé il y a six mois un contrat de travail en pleine contradiction avec son projet de loi. Je voudrais voir la tête d’un Jean Batou si on lui annonçait que son salaire de professeur d’université est tout d’un coup remis en question !

 Je commence à en avoir assez d’être constamment trahie et salie par cette composante de mon groupe parlementaire, même si le lectorat de leurs torchons reste très confidentiel.

 

20/03/2017

La place d'EAG au bureau du Grand Conseil

Ceci est une petite mise au point suite à l'article haineux et tendancieux du pitbull de SolidaritéS au sujet de cette élection, dans un communiqué prétendant refléter l'opinion de l'ensemble du groupe parlementaire EAG.

L'an dernier, Salika Wenger, membre de l'aile trotsko-stalinienne d'"Ensemble à Gauche", avait présenté et fait élire Madame Christina Meissner en lieu et place de Patrick Lussi, au grand dam de l'UDC qui, en application de ses statuts, a exclu cette dernière de ses rangs. Je n'avais personnellement pas voté pour Christina Meissner et en avais avisé cette dernière, pour enlever toute ambigüité.

Je ne peux pas avoir été élue par la seule droite en 2016 pour représenter EAG au Bureau, comme ont essayé de le prétendre  pendant un an ces mauvais perdants. Un calcul élémentaire montre que j'avais reçu de nombreuses voix de tous les partis. J'étais déjà et suis toujours "une vraie représentante d'EAG" comme l'a confirmé un avis de droit qui explique qu'en l'absence de structure juridique déterminant son fonctionnement, le groupe EAG ne peut exclure un de ses membres.

En revanche, c'est bien en vertu d'un accord contre-nature avec l'UDC et le MCG ("Nous votons pour les candidats de la droite et l'extrême droite,  si vous vous abstenez de voter Orsini") que  Salika Wenger a été élue cette fois-ci. Le pitbull avait cru obtenir l'assurance que seule sa candidate pouvait être en lice. Il a été démenti par l'ensemble des groupes et M. Pierre Gauthier a pu très normalement me présenter. C'est vainement que l'article essaie de le traiter de "député isolé". Il est tout aussi légitime que les huit autres. Rappelons que dans ce groupe, Salika Wenger est la seule représentante du Parti du Travail, Christian Zaugg le seul représentant d'un des deux groupements issus du DAL, Christian Grobet le seul représentant des Indépendants et moi-même la seule représentante de la Gauche-Die Linke.

Compte-tenu de ces accords inavouables, les 44 voix que j'ai obtenues sont bien la preuve de la désapprobation de députés de tous les bords à ces manoeuvres. Je les en remercie chaleureusement.

 

10/02/2017

Les fausses informations

Une fois de plus, "Le Courrier", cette fois sous la plume de Philippe Bach, écrit des contre-vérités telles que "l'actuelle législature (du Grand Conseil) a vu l'exclusion de députés ayant fondé un nouveau parti, les Radicaux de gauche... mais aussi la suspension d'une députée élue sous l'étiquette de La Gauche. Le journaliste est parfaitement au courant de la fausseté de ses allégations et sait très bien que, vu les procédures en cours, le Bureau du Grand Conseil n'a jamais voulu prendre acte des prétendues exclusions du Groupe "Ensemble à Gauche" de Pierre Gauthier et de moi-même. Il crée sciemment la confusion avec le conseil municipal de la ville de Genève qui n'est pas le sujet de l'article et où La Gauche n'a jamais présenté de candidat. Mais mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose.

Par ailleurs, contrairement à ce qu'ils annonçaient dans l'édition du 10  janvier de ce même Courrier, les trotsko-staliniens qui tiennent la caisse d'"Ensemble à Gauche" n'ont jamais versé à nos partis respectifs la part des jetons de présence qui leur revient. Il y en a décidément chez qui le mensonge est une seconde nature.

06/01/2017

Leurs vrais mobiles

Aux six membres trotsko-staliniens du Groupe parlementaire EAG, il ne suffit pas de s'être répartis entre eux seuls les commissions du Grand Conseil qui devraient être équitablement distribuées aux neuf élus du groupe. Ils viennent en fin d'année de décider de garder pour eux la part qui revient à mon parti "La Gauche" de l'indemnité annuelle versée à chaque  groupe,  la part qui lui revient sur mes jetons de présence, soit 75% de ces derniers, ne me laissant que 25% de ces maigres jetons, calculés sur la seule fonction à laquelle ils n'ont pu s'opposer, celle de membre du Bureau du Grand Conseil. En tout, C'est plus de CH 25.000 qu'ils refusent de nous rétrocéder, comme ils le faisaient les autres années. Le Secrétariat du Grand Conseil ne souhaite pas intervenir, considérant que c'est un problème interne au groupe.

Ils estiment avoir décidé entre eux que "La Gauche" ne faisait plus partie du groupe EAG et qu'à ce titre elle pouvait être gaiement spoliée de toutes les indemnités relatives au travail de l'élue que je suis. Inutile de rappeler que ni le Bureau du Grand Conseil, ni la chancellerie n'ont accepté de prendre acte de cette prétendue exclusion, qui ne se réfère à aucune disposition légale ou statutaire et qui est contestée. Tous les citoyens peuvent constater que La Gauche figure bien dans la brochure des dernières votations, comme composante d'Ensemble à Gauche.

Sous couvert d'être horrifiés par une abstention à laquelle j'ai osé me livrer il y a quelques mois, ces tristes personnages montrent ainsi leur vrai visage : Tenter d'asphyxier financièrement le moindre rival pour assouvir par n'importe quel moyen leur rêve hégémonique. Encore une procédure en perspective. C'est lassant, mais nécessaire. On ne peut laisser accomplir sans réagir de tels agissements.

 

 

15/12/2016

Pourquoi nous voterons le projet de budget 2017

En tant que représentants de l'aile républicaine d'Ensemble à Gauche, certains députés de cette coalition, en tous cas Pierre Gauthier et moi-même, nous apprêtons à voter ce projet à condition, bien entendu, qu'il ne soit pas dénaturé avant la fin de cette session par des amendements que nous jugerions inacceptables.

L'an dernier à la même époque, nos amis de l'alternative, les socialistes et les verts, s'étaient joints à l'ensemble des députés EAG pour refuser le budget proposé. L'entrés en matière elle-même avait été refusée par la commission des finances, ce qui fait qu'aucun travail sérieux n'avait été fait par cette dernière. L'annonce par le Conseil d'Etat de son intention de réduire la masse salariale de 5% sur les trois années suivantes et de pratiquer des coupes linéaires de 1% dans toutes les subventions avait mis la fonction publique dans la rue.

En ma qualité de représentante d'EAG à la commission des finances, j'avais bien sûr déploré qu'aucune recette fiscale supplémentaire de la part des personnes à hauts revenus et grandes fortunes, n'ait été envisagée. La philosophie du budget de l'an dernier était de prétendre que l'austérité était inévitable pour les années à venir. Nous avons donc vécu avec des douzièmes provisoires en 2016.

On ne peut pas dire que le projet 2017 nous satisfasse à tous égards mais nous ne suivrons pas le rapporteur de minorité d'EAG quand il le qualifie de "budget d'austérité". Un effort manifeste a été fait pour satisfaire les prestations fondamentales à la population (santé, logement, social, formation). Une augmentation de 356 postes est prévue et l'autofinancement est acceptable. L'annuité est acceptée et il y a une véritable tentative de dialogue avec la fonction publique.

De plus, il serait très mauvais pour la réputation du canton, sa notation par les agences spécialisées et par conséquent ses conditions d'emprunt, de renouveler une année encore le système des douzièmes provisoires. L'aile républicaine d'Ensemble à Gauche est totalement opposée au taux de 13.9% proposé pour l'imposition du bénéfice des personnes morales. mais ce n'est pas le sujet de cette session.

C'est bien pourquoi nos amis de l'alternative,les socialises et les verts, se proposent de le voter avec les mêmes réserves que nous-mêmes. il nous paraît détestable d'additionner des voix EAG à celles du PLR et de l'UDC par pur électoralisme.

27/11/2016

Les dimanches

J'ai longtemps haï les dimanches, jours du Seigneur, où on était à la merci de l'agglutinat familial entre la grand messe du matin, le repas de  midi trop copieux et l'inévitable visite de musées ou de châteaux l'après-midi.

Puis vinrent les dimanches où je me suis ennuyée à mourir dans des villes nouvelles où je ne connaissais personne quand même la lecture ne pouvait me consoler de toutes ces rues désertes et tous ces magasins fermés.

Je hais moins les dimanches depuis que je suis libre de les passer à travailler. Quelle idée d'obliger tout le monde de prendre congé en même temps ? Il serait tellement plus raisonnable d'accorder à tout le monde deux jours de congé consécutifs, à prendre au choix en fonction de sa religion et de son organisation familiale.

Je rappelle  que les couples les plus durables sont ceux qui ont su renoncer de temps en temps à la fusion intégrale et s'accorder un peu d'oxygène...

 

 

 

22/11/2016

Inauguration du Centre Médical Universitaire

Quel bel immeuble et quelle belle soirée ! C'est très toujours très réconfortant de constater d'aussi belles réalisations dans ce Canton où on dirait toujours qu'on est au bord de la faillite. Ce pôle "santé" dédié à la médecine et à la pharmacie est  le résultat d'un projet qui date d'il y a soixante ans. La seule élite que je respecte ne sera jamais celle de l'argent, mais bien celle de ces acteurs de la recherche fondamentale et clinique qui viennent du monde entier pour faire progresser la santé.

J'ai pu, au cours du dîner qui a suivi l'inauguration, apprendre que les laboratoires pharmaceutiques prenaient de moins en moins de risques financiers concernant la mise au point de nouvelles molécules. C'est le secteur public qui assume ce risque, les "pharmas" en recueillant les bénéfices.

On peut être fier du déploiement de cette activité humaine sur le territoire de notre Canton. C'est autre chose que le secteur du négoce des matières premières, avec ses spéculations douteuses et la pollution qu'il engendre sans scrupule dans certaines régions du monde.

14/09/2016

Le projet de budget du Conseil d'Etat

Contrairement aux trois signataires d'un premier communique de presse signé EAG (sans  nous consulter bien entendu), Pierre Gauthier et moi-même avons pris acte, comme d'ailleurs les socialistes et le cartel de la fonction publique, des efforts du conseil d'Etat pour renoncer l'an prochain à des coupes budgétaires excessives. Le vrai rendez-vous problématique sera en 2019, s'il doit s'agir d'appliquer le taux de 13,49% pour l'imposition du bénéfice des personne morales.

Pour le moment, le projet de budget du conseil d'Etat marque la volonté de ce dernier de pacifier les rapports avec le parlement et la fonction publique. On n'y décèle pas les traits d'une vraie politique d'austérité telle qu'on pouvait la dénoncer précédemment.

C'est pourquoi nous demandons à notre représentant EAG à la commission des finances de se joindre à tous les groupes de bonne volonté pour fournir à Genève un budget 2017 le plus conforme possible à l'intérêt public et de ne pas se ranger aux côtés de l'UDC pour le saboter.

30/08/2016

Trop, c'est trop !

Je suis horrifiée par la nouvelle trouvaille de SolidariteS, appuyée par la seule élue du Pdt et révélée par Le Courrier ce matin : Priver Pierre Gauthier de commissions au Grand Conseil, comme ils ont déjà décidé de m'en priver ainsi que Christian Grobet sous le premier prétexte venu. Cette brutalité dans le désir hégémonique, cette voracité à s'approprier les jetons de présence pour tenter d'asphyxier financièrement les petits partis est répugnante. Le chef de groupe d'ensemble à Gauche venait vainement d'essayer d'imposer sa présence à la commission des droits de l'homme qui traite actuellement des différents projets sur la laïcité, dont celui de Pierre Gauthier et moi-même en plus de celui - indigent - de MM. Vanek et Batou. On le lui a refusé, ce qui explique sans doute la nouvelle monoeuvre - radicale - pour éloigner Pierre Gauthier. Tout le monde sait qu'on reste élu jusqu'à la fin de la légistrature avec l'étiquette et tous les droits inhérents à la liste sur laquelle on a été élu. SolidariteS n'a jamais voulu qu'Ensemble à Gauche ait des statuts pour pouvoir profiter de sa majorité et prendre de cas en cas les décisions les plus arbitraires. On tremble à l'idée de ce que serait la société si des gens pareils accédaient au pouvoir ! Le peuple le leur fait bien sentir chaque fois qu'ils croient pouvoir se passer des  personnes qui leur ont permis d'accéder au Grand Conseil. Ils ne gagnent vraiment pas à être connus.

24/08/2016

Divergences de gauche

Le Courrier fête la rentrée politique en consacrant une page entière à "Ensemble à Gauche". Il semble ignorer que cette dénomination ne coiffe pas les mêmes entités selon qu'il s'agit de la Ville de Genève (institué en 2011 et qui ne comprend que quatre composantes) ou du Canton (institué en 2013 pour l'élection au Grand Conseil en qui en comprend sept). Autant de subtilités et de complications souhaitées par certains pour que l'on confonde une fois pour toutes Ensemble à Gauche et SolidariteS. Mais d'affreux minoritaires osent se rebiffer et prétendre survivre à cette tentative permanente d'hégémonie... et s'exprimer !

Cessons donc de mélanger et  d'additionner dans les rondelles du bas de la page les élus du Canton avec ceux des municipalités et résumons ainsi la réalité des élus au Grand Conseil : solidarités 4, Parti du Travail 1, La gauche 1, Indépendants de gauche 1, le Dal 1, et le nouveau parti RDG 1, soit 9 élus en tout. On voit que Solidarités, avec 4 élus sur 9, ne détient pas la majorité écrasante qu'elle aimerait proclamer puisqu'elle est carrément minoritaire. Quant aux chiffres d'adhérents, on voit que le rédacteur a pris pour argent comptant ceux que certains responsables ont prononcés concernant leur parti : Celui de SolidariteS (250) fait tordre de rire ceux qui, comme moi, connaissent bien la composition de ce mouvement : Soyons bon prince et disons 100, dernier prix en comptant les sympathisants. Quant à Acte, il s'agit d'un groupement totalement fantôme. Nous nous sommes aperçus trop tard qu'il n'avait été créé que pour rajouter un membre supplémentaire de solidaritéS parmi les têtes de liste, sous couvert d'un groupement de syndicalistes. Je serais ravie que l'on me présentât les 20 personnes qui composeraient cette association, en même temps que ses statuts, ses comptes et ses PV de séances, contrairement à La Gauche par exemple, qui a des sections dans plusieurs cantons. 

Ce n'est pas faute de les avoir réclamées que l'alliance EAG ne dispose pas de règles de fonctionnement. SolidariteS n'en a pas voulu dans l'idée d'absorber rapidement les autres partis, mais il avait au moins été clairement décidé que chaque composante disposait d'une voix. Quant aux désaccords sur certains sujets (laïcité, armée, éligibilité des étrangers, etc.), ils étaient apparents et exprimés dès le début. Je ne pense pas que les prises de position de La Gauche sur le plan économique et fiscal aient jamais trahi une ligne de gauche irréprochable. C'est donc avec beaucoup de sérénité et de détermination que nous continuerons à défendre ce que nous estimons être le bien commun. La création d'un nouveau parti, résolument de gauche mais républicain, est une bonne nouvelle. Nous ne serons jamais assez nombreux à affirmer que la laïcité est la base et la condition première de la démocratie.