08.01.2012
Le point de vue d'attac France
Henri Guaino annonce ce matin à BFM une taxe Tobin française avant la fin 2O12. De qui se moque le gouvernement ? Il y a à peine un mois le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, s’opposait au vote par le Sénat d’une telle taxe, estimant que la France "ne peut légiférer seule" car ce serait "contre-productif" et cela "nuirait à la place financière de Paris".
Depuis deux ans déjà Nicolas Sarkozy orne ses discours d’envolées lyriques sur la taxe Tobin. Il avait promis que le G20 de Cannes marquerait une avancée décisive : l’échec a été total. Aujourd’hui, à trois mois du premier tour de l’élection présidentielle, il prétend la décider seul, éventuellement avec l’Allemagne. Cette annonce est purement opportuniste : elle ne vise qu’à atténuer l’effet désastreux de l’annonce de la TVA « sociale », dont chacun sait qu’elle frappera d’abord les couches populaires. Elle manque totalement de crédibilité : contrairement à ce qui se fait toujours avant d’introduire un nouvel impôt, tout indique que Bercy n’a mené aucune étude sérieuse de faisabilité pour préparer la mise en place d’une telle taxe au plan français.
Tous les actes de Nicolas Sarkozy – réformes fiscales, réforme des retraites, sauvetage des banques sans contrepartie, casse des services publics… - montrent qu’il gouverne pour la finance. Rappelons également que Nicolas Sarkozy a supprimé en 2008 l'impôt de bourse, qui taxait à la Bourse de Paris les transactions sur actions au taux de 0,3%. Nicolas Sarkozy joue donc de façon indécente avec le symbole de la taxe Tobin pour tenter de redresser son image de Président des riches. La manipulation politique est trop grossière pour que les citoyens se laissent abuser.
La taxe Tobin est possible dès 2012, en Europe, au taux de 0,1%, en incluant les produits dérivés et (contrairement au projet de la Commission européenne) les transactions sur les devises, pour freiner fortement la circulation des capitaux et la spéculation et pour financer les biens publics mondiaux, à commencer par la lutte contre la pauvreté et le changement climatique. La France pourrait bien sûr montrer montrer l’exemple. Mais il faudrait une volonté politique, pas un bluff médiatique.
Attac France,
Paris, le 6 janvier 2012
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23.12.2011
Insolvabilité des Etats ?
Un article du "Temps" d'aujourd'hui, signé par Ram Etwareea, me donne la nausée. Il trouve intéressant un postulat déposé par un conseiller aux Etats radical demandant au Conseil Fédéral d'étudier une procédure d'insolvabilité pour les Etats. Alors que ce sont les banques qui devraient être en faillite depuis longtemps sans l'aide de ces cochons de contribuables, des individus sont donc assez cyniques pour réclamer la mort de ceux qui les ont sauvés. Et que je te compare les Etats et les entreprises (ce qu'on se garde bien de faire dans d'autres cas, quand on oublie complètement de citer l'Etat comme agent économique). Je ne trouve pas de nom assez ignoble pour qualifier cet auteur qui ose parler du "refinancement coûteux des Etats". Quand on pense que ses chères banques empruntent à la BCE à 0,5% pour reprêter aux Etats à un taux usuraire, le tout avec la bénédiction de cette engeance infâme qu'est le FMI ! Mais ne vous faites aucune illusion, les peuples ne se laisseront pas crever la bouche ouverte. Messieurs les banquiers, préparez vos valises pour Singapour, Hong kong ou Pekin car, sous nos climats, on entend déjà la révolte qui gronde.
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03.11.2011
Université d'automne d'attac
Vous remarquerez que je dois traiter le dimanche à 10h du projet de nouvelle baisse du taux d'imposition pour les entreprises genevoises. Venez nombreux !!!
Europe : dettes et luttes sociales ... et la Suisse ?
Maison des Associations Socio-Politiques de Genève
Rue des Savoises 15
Organisation : Attac-Genève en collaboration avec le CETIM et le CADTM
Vendredi 4 novembre 2011
17h30 Film sur les mobilisations des Indignés en Europe.
19h00 Apéro offert par Attac
20h00 La crise de la dette publique en Europe (Pascal Franchet, CADTM)
Samedi 5 novembre 2011
Format : 30 min d’exposé et 15 minutes de questions de la salle
9h00 ISLANDE : ce qu’il y a derrière le "non" des Islandais au sauvetage des banques (Sigurbjörg Sigurgeirsdóttir, Université d’Islande, Reykjavik)
9h45 IRLANDE : dette et austérité, l’explication de al crise et réactions (Andy Storey, University College, Dublin)
10h30 Pause
10h45 GRECE : la campagne pour l’audit de la dette (Christina Laskaridi, Campagne pour l’audit de la dette, Athène)
11h30 ESPAGNE : le mouvement social face à la dette et l’austérité (Jérôme Duval, Patas Arriba, Attac-CADTM, Valence, Espagne)
12h30 Pause repas, à deux pas (CAP LOISIR, St Georges 34), avec "Les Simples"
14h00 - 15h30 Table ronde avec les intervenants : quelle sortie de la crise de la dette publique européenne ? Quelles perspectives pour les luttes sociales ?
15h30 - 17h30 Ateliers divers (Comment les Indignés s’organisent, avenir d’Attac-Suisse, autres propositions... etc.)
17h30 L’avenir des Taxes sur les Transactions financières (Jacques Cossart)
19h00 Pause repas, à deux pas (CAP LOISIR, St Georges 34), avec "Les Simples"
20h30 La compagnie de l’Ange d’Or présente : " Le$ Prédateur$ ". Spectacle "lucido-comique" sur l’univers de la finance, de Patrick Chevalier et Ismaïl Safwan. Partez à la rencontre du monde cynique et raffiné des nouveaux princes de la planète !
Ce spectacle sera suivi d’une fin de soirée musicale avec "Les Haricots Sauvages".
Dimanche 6 novembre 2011
Suisse (format exposé de 40 minutes et 20 minutes de questions)
10h00 La baisse de la fiscalité pour les entreprises, où allons-nous ? (Magali Orsini, Attac-Genève)
11h00 le projet du Denknetz (réseau de réflexion) pour une fiscalité plus juste (Hans Baumann, Denknetz)
12h00 Pause repas, à deux pas (CAP LOISIR, St Georges 34), avec "Les Simples"
13h30 ASSEMBLEE GENERALE d’Attac-Suisse (pour les membres)
16h00 Fin
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01.11.2011
De l'Allemagne
Je ne résiste pas à la tentation de résumer l'édito de François Delapierre dans "A Gauche" (publication du Parti de Gauche)
L'Allemagne commande au sein de la droite européenne, y-compris aux français. Or, le prétendu "modèle allemand" est responsable de graves déséqilibres économiques. L'excédent commercial allemand a été acquis par un dumping salarial systématique et a produit les déficits qu'elle reproche à ses partenaires. Ce sont les pays dits "dépensiers" qui ont financé sa croissance. Le traité de Lisbonne (rejeté par le peuple français mais imposé par Sarkozy) fait la part belle aux conceptions et aux intérêts allemands. Chirac avait voulu éviter justement une zone monétaire dominée sans partage par l'Allemagne, mais pour Sarkozy, ce n'est plus un problème. Or, cette domination conduit au désastre : Merkel s'est opposée à ce que la BCE puisse prêter aux Etats au même taux qu'aux banques privées. Le renonciation de ces dernières à une part de leurs créances envers la Grèce est une ruse évidente car elles eront recapitalisées à grand flot d'argent public.
12:05 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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27.10.2011
communiqué d'attac-France
Dans la nuit du 26 au 27 octobre, les participants du sommet européen ont abouti à un nouvel accord, censé pour une énième fois « sauver l’Europe ». À la baguette, Angela Merkel (et Nicolas Sarkozy), Christine Lagarde (pour le FMI) et, surprise… un représentant du secteur bancaire, Charles Dallara. Alors, qu’en est-il vraiment de cet accord – qui a déjà fait bondir les bourses ?
On retiendra tout d’abord que la restructuration de la dette grecque est enfin mise à l’ordre du jour ; et malgré les résistances de Nicolas Sarkozy et du secteur bancaire, les créanciers devront débourser à hauteur de 50%, via une décote de leurs titres de dette. Il aura donc fallu deux ans – deux ans de calvaire pour le peuple grec – pour que la réalité rattrape en partie les dirigeants de la zone euro.
Mais les peuples grecs et européens sont loin d’être tirés d’affaire pour autant. Conformément aux exigences allemandes, l’interdiction faite à la BCE de prêter directement aux gouvernements de la zone euro ne sera pas levée. Elle leur permettrait pourtant de s’émanciper des marchés financiers.
À la place, les pays en difficulté devront se tourner vers le fonds européen (le FESF), démultiplié grâce à la participation de pays émergents, et placé sous la supervision du FMI. Les clients ne devraient pas tarder à pointer au guichet du FESF… Espagne, Portugal, mais aussi la France, dans un contexte où la recapitalisation des banques par les fonds publics risque de s’avérer inéluctable.
Dans tous les cas, qu’ils fassent ou non appel à l’intervention du FESF, les gouvernements européens se sont accordés pour accroître la « discipline », le contrôle budgétaire des dépenses publiques et l’inscription dans leurs constitutions du carcan budgétaire de la « règle d’or » pour 2012. Des mesures adoptées sans aucun débat ou consultation populaire, à l’image de cette nouvelle « gouvernance » de l’Europe, parfaitement anti-démocratique. Au nom de laquelle on annonce déjà une nouvelle modification des traités…
Le « deal » était donc le suivant : en l’échange d’une (inévitable et tardive) restructuration de la dette grecque, c’est l’hyper-austérité qui est promise aux peuples. Avec toutes les conséquences sociales dramatiques qu’elle a déjà causées, à travers les licenciements, les baisses des salaires, des retraites, le démantèlement de l’Etat social… et au risque de voir plonger l’Europe dans le cercle vicieux de la récession. Mais aussi de voir les peuples se dresser les uns contre les autres, sous prétexte que les uns paieraient pour les autres.
Il est clair que les peuples ne veulent plus de cela, à l'image des manifestants et manifestantes grecs, des indignés espagnols, italiens ou britanniques. Il est désormais urgent de sortir l’Europe du «piège de la dette publique».
Attac France participe avec d'autres organisations du mouvement social à un audit citoyen de la dette (http://www.audit-citoyen.org/). Cette initiative vise à démontrer les mécanismes pervers de l'endettement public, et à proposer de véritables solutions pour sortir de la crise. Présentée à l'occasion du contre G20 de Nice la semaine prochaine, lors duquel l’indignation sera plus que jamais de mise.
Attac France,
Paris, le 27 octobre 2011
Pour rejoindre Attac : http://www.france.attac.org/adherer
19:13 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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21.09.2011
RUBIK n'est pas un jeu amusant
En effet, RUBIK, c'est le nom des accords fiscaux bilatéraux que la Suisse a signés avec l'Allemagne et la Grande-Bretagne, avant que s'ouvre leur procédure de ratification. Leur entrée en vigueur est prévue au début 2013. C'est au départ une idée de l'AFBS (Association des banques étrangères en Suisse) et Patrick Odier, Président de l'ASB (Association suisse des banquiers) était au début un peu seul à y croire.
Ces accords se veulent une alternative crédible à la suppression du secret bancaire. Une évaluation datant de 2009 annonce des avoirs étrangers non déclarés de 600 Milliards d'Euros en Suisse. Les accords s'articulent autour de deux axes :
- Régularisation anonyme des avoirs dissimulés dans les banques suisses par les résidents allemands et britanniques.
- Taxation effective de tous les revenus de la fortune et gains en capital imposables dans leur pays, sous forme de retenues à la source prélevées en Suisse.
Le taux effectif s'établirait à 20-25% dans le cadre de l'opération de régularisation puis, à l'avenir, les taux varieraient en fonction de la législation des pays concernés, entre 26.37% et 48%. Les banques suisses verseraient un acompte de 1.7 milliards d'euros à l'Allemagne et 415 millions à la Grande-Bretagne en 2013. Le contrôle serait assuré par la Confédération et des organismes suisses de certification.
Le problème, c'est que ces accords ne semblent pas compatibles avec la règlementation européenne sur la fiscalité de l'épargne, en cours de renégociation ni avec l'accord que la Suisse a conclu en 2004.
Il faut signaler l'extrême gravité de tels arrangements. En exonérant la Suisse de l'obligation de renseigner sur l'identité des titulaires de comptes, ce système créée une amnistie permanente pour les fraudeurs des pays concernés. Au Parlement de Strasbourg, les accords ont déjà provoqué une levée de boucliers, surtout que l'on estime à 200 milliards d'euros l'évasion grecque dans les banques helvétiques. Plusieurs eurodéputés souhaitent que l'on prenne comme modèle les pressions exercées sur la Confédération par les Etats-Unis.
D'autre part, en Allemagne, les ministres régionaux des finances sont convaincus que l'accord signé entre la Suisse et l'Allemagne n'est pas conforme à la Constitution. Les sociaux-démocrates allemands refusent de cautionner la légalisation de la fraude. En France, l'opinion publique n'est pas non plus prête à accepter la signature d'un tel accord.
20:05 Publié dans Fiscalité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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16.08.2011
Impôt Fédéral sur les successions
Nous avons jusqu'en Février 2013 pour voter l'initiative sur un impôt fédéral sur les successions, dont 2/3 iront à l'AVS et 1/3 aux cantons. Celle-ci exonère les conjoints, prévoit des allègements pour les transmissions d'entreprises et une franchise de 2 millions. Exactement ce qu'aurait dû faire le Canton de Genève au lieu d'inclure dans son abolition des super-héritages échappant à toute taxation.
16:07 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
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11.08.2011
Fonds européen de stabilité financière
Réuni le 21 juillet à Bruxelles, le sommet de la zone euro a confirmé le choix politique des dirigeants : Faire payer aux contribuables et aux peuples européens le coût de la crise.
On a créé le Fonds européen de stabilité financière qui pourra racheter les obligations considérées comme pourries des pays débiteurs. Les contribuables européens vont décharger les banques qui auraient dû prendre les pertes en charge, pour avoir prêté de façon inconsidérée et cela avant-même qu’elles ne soient réalisées.
Les chefs d’Etat et de gouvernement européens réitèrent leur engagement à une austérité sans faille qui implique un tour de vis draconien sur les finances publiques partout en Europe.
Alors que la solution à la crise par l’arrêt des plans d’austérité et l’annulation partielle des dettes, l’annulation des cadeaux fiscaux faits depuis vingt ans aux entreprises et aux riches, la possibilité donnée à la Banque centrale européenne de prêter directement aux Etats membres,.
Attac France propose la mise en place d’un audit citoyen de la dette publique pour évaluer entre autres qui doit payer pour cette dette et jusqu’à quel point celle-ci est légitime
(Résumé d'une communication d'attac-France : "Les pyromanes saluent le plan anti-incendie de la zone euro"
19:29 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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07.08.2011
Suppression des droits de timbre
Il y avait longtemps que nos autorités ne s'étaient pas préoccupées de la suppression ou de la dimination d'un impôt en faveur d'actionnaires ou de sociétés de capitaux. Cette fois, ce sont les droits de timbre (d'émission, de négociation et sur les primes d'assurance) qui sont sur la sellette, en tout une bagatelle de 2 milliards 800 millions dont l'administration fiscale fédérale a été chargée d'étudier la suppression. Pour financer la perte de recettes, il est entre autres envisagé une hausse de la taxe CO2, de la TVA, etc. Comme toujours, de faire financer par le contribuable consommateur de base un cadeau totalement arbitraire aux possédants. Cette volonté de favoriser le capital envers et contre tout est tellement absurde que même des milliardaires américains ont annoncé qu'ils étaient d'accord pour une augmentation de leurs impôts si cela pouvait aider leur pays. Certes, les finances de la Suisse sont en meilleure santé, mais est-ce une raison pour faire de tels cadeaux à ceux qui n'en ont nul besoin au détriment des plus modestes ?
16:42 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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12.06.2011
Lettre de Aurélie Trouvé à Christine Lagarde
Candidature FMI Aurélie Trouvé : Lettre ouverte à Mme Lagarde
Madame la Ministre Christine Lagarde,
Ministre de l'Économie,
des Finances et de l'Industrie
139, rue de Bercy
75572 Paris cedex 12
Paris, le 9 juin 2011
Madame la Ministre,
Je tiens à vous informer personnellement que j'ai fait acte de candidature à la direction générale du FMI.
Cette institution importante joue aujourd'hui à mon sens un rôle négatif pour la stabilité économique et financière mondiale, contrairement à sa vocation initiale et à ses statuts. Après avoir sans relâche prôné la dérégulation et la libéralisation des marchés de capitaux, après avoir soumis de nombreux pays du Sud à des cures d'austérité inefficaces et injustes destinées avant tout à préserver les intérêts des créanciers, le FMI exerce aujourd'hui son magistère néfaste en Europe, aux dépens de la Hongrie, de l'Ukraine, de la Lettonie, de la Grèce, de l'Islande, de l'Irlande, du Portugal et bientôt de nombreux autres pays.
Ma candidature, présentée initialement par l'association Attac, que je co-préside, vise à mettre le FMI au service non plus de l'industrie financière et des créanciers, mais de l'économie réelle et des besoins sociaux. Elle vise surtout à stimuler le débat social autour des missions et de l'action du FMI, débat que comme moi vous jugez, je n'en doute pas, de plus en plus indispensable alors que cette institution joue un rôle grandissant en Europe.
Attac a initié un comité de soutien pour recueillir l'appui des citoyens, et des milliers de signatures affluent de nombreux pays. Mais je ne peux pas mobiliser les ressources de l'Etat français pour faire le tour du monde en défense de ma candidature. Je ne sollicite de votre part qu'une seule démarche : celle de présenter ma candidature, sans nécessairement la soutenir, au conseil d'administration du FMI. Ses statuts prévoient en effet, comme vous le savez, que tout candidat à la direction générale doit être présenté par au moins un gouverneur du Fonds.
Par ce geste, vous montrerez l'importance que vous attachez au débat démocratique autour de l'institution que vous aussi aspirez à diriger. Nous aurons alors l'occasion de confronter nos points de vue - le mien s'inspirant de la réflexion collective approfondie menée de longue date par la société civile internationale.
Confiante dans votre attachement au pluralisme et au débat d'idées, je vous prie d'agréer, Madame la Ministre, mes salutations altermondialistes.
Aurélie Trouvé, coprésidente d'Attac

19:43 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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